L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) du Québec vient de publier à la fin du mois d’avril 2026 son rapport sur le « revenu viable ». Il s’agit du revenu net nécessaire pour couvrir les besoins essentiels (logement, nourriture, transport, santé) d'un travailleur et de sa famille, tout en permettant une participation sociale et une capacité d'épargne pour les imprévus. Il dépasse le seuil de pauvreté et varie selon le coût de la vie locale.

Au Canada, l’indicateur de référence pour mesurer la pauvreté demeure la mesure du panier de consommation (MPC) qui évalue le coût annuel des besoins essentiels, notamment le logement, l’alimentation, le transport et l’habillement. À Montréal, ce seuil s’établit à 25 867 dollars canadiens pour une personne seule. Toutefois, comme le souligne Eve-Lyne Couturier de l’IRIS à la presse québécoise, « vivre à ce niveau signifie encore évoluer dans la précarité ». D’où la question centrale : à partir de quel revenu peut-on réellement atteindre un niveau de vie décent, voire confortable ?