Il est facile pour un lecteur haitien de reconnaître la plume de certains auteurs. Gary Victor, littéraire haitien, se distingue principalement pour ses œuvres particulièrement intrigantes. Son ouvrage « Je sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin » ne fait pas exception dans son catalogue de livres qui nous font remettre en cause ce que l’on pense être la réalité.

« Je sais quand Dieu vient se promener dans mon jardin » donne l’impression de faire irruption dans un espace où plus rien n’est totalement stable : les personnages, ni le temps, ni même la réalité. L’histoire se déroule dans un univers troublant dans lequel la folie n’est pas seulement un état psychologique, mais une manière de représenter une société entière en crise. En suivant Adam Gesbeau (le personnage principal), on finit par perdre ses propres repères de lecteur. Certaines scènes paraissent irréelles, presque cauchemardesques, puis soudain elles semblent révéler quelque chose de profondément vrai sur le pouvoir, la peur ou l’identité. Cette instabilité crée une lecture exigeante, mais aussi très immersive.