2 juin 2026. Le gouvernement Fils-Aimé s’est attribué la prérogative de rédiger un décret électoral à la place du CEP. Le CEP, qui affirme avoir découvert le texte le jour même, lors d’une rencontre d’informations avec le Premier ministre Fils-Aimé, dénonce, dans un communiqué, la violation de la constitution par le gouvernement. Le communiqué du CEP a pris le contrepied de celui publié par le gouvernement.                                         

Le gouvernement, en dépit de la dénonciation du CEP qui a pris l’opinion publique nationale et internationale à témoin, a publié le décret made in Primature. Il y a donc, au regard des événements de la succession d’événements du 2 juin, une rupture de confiance entre le CEP et le gouvernement. Une escalade notoire dans le conflit d’autorité, de prérogatives. Et avec la publication du décret émanant de la Primature un coup de force électoral. C’est bien de cela qu'il s’agit. Car, l’article 191-1 de la constitution de 1987 amendée stipule que le Conseil Électoral permanent « élabore également le Projet de Loi électorale qu’il soumet au Pouvoir exécutif pour les suites nécessaires »; et l’article 191 souligne « le Conseil électoral permanent est chargé d’organiser et de contrôler en toute indépendance, toutes les opérations électorales sur tout le territoire de la République jusqu’à la proclamation des résultats du scrutin ».