Le métier de sage-femme en Haïti oscille entre pénurie de personnel qualifié et manque de reconnaissance institutionnelle. Alors que le pays prenait part au 34e Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes, tenu au Portugal, Jefftanie Mathurin, représentante de l’Association des sages-femmes d’Haïti (ASFH), a dressé un constat préoccupant de la profession lors de son intervention à l’émission Panel Magik du 17 juin 2026.

Haïti figure parmi les pays les plus touchés par la mortalité maternelle et néonatale. Pourtant, la profession de sage-femme, dont le rôle est essentiel dans la prévention des décès liés à la grossesse et à l’accouchement ainsi que la santé sexuelle et reproductive, demeure largement méconnue. Cette pénurie limite considérablement les efforts visant à améliorer la santé des mères et des nouveau-nés, estime Mme Mathurin.