Organiser des élections pour remettre le pouvoir à des autorités légitimes, telle est la mission ultime confiée à l’administration Fils-Aimé. Près de cinq mois après avoir pris le contrôle total de l’exécutive suite à la fin du temps de service du CPT, le Premier ministre Didier Fils-Aimé est-il sur cette voie ? Ni le gouvernement ni le Conseil électoral provisoire ne peuvent répondre à cette question avec certitude. Sauf s’ils veulent se donner bonne conscience. Ce qui est certain, la machine électorale n’avance pas, pour ne pas dire qu’elle tourne en rond.

Depuis l’inscription des partis politiques souhaitant participer aux élections, aucun pas important n’a été enregistré dans le processus. Au contraire, le gouvernement envoie des signaux, notamment le jeu de yoyo avec le décret électoral, qui font planer des doutes sur sa volonté de conduire le pays vers des élections à court terme.