La révocation du directeur général de l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC), Hans Ludwig Joseph, a provoqué des réactions contrastées. Certains anciens hauts dignitaires de l'État y voient une forme de réhabilitation après avoir longtemps dénoncé ce qu'ils considéraient comme des cas d’acharnement ou d’abus. Alors que certaines organisations de la société civile, quant à elles, expriment leur inquiétude et redoutent un affaiblissement de la lutte contre la corruption.

Ces réactions étaient prévisibles. Elles ne doivent cependant pas occulter l'essentiel. Le véritable débat ne porte pas sur la personne qui dirige l'ULCC, mais sur la capacité de cette institution à exercer sa mission en toute indépendance. Pour y parvenir, le directeur ou la directrice de l’ULCC doit jouir d’une indépendance certaine et ne pas dépendre du bon vouloir d’un dirigeant politique.