L’ambassadeur de France à Port-au-Prince Antoine Michon, lors d’une rencontre avec plusieurs représentants de la presse ce jeudi, a noté des signes encourageants en Haïti. Sur le plan sécuritaire et sur le plan politique. Arrivé en Haïti en août 2024, le diplomate souligne que le pays a connu deux phases sur le plan sécuritaire. « Entre 2024 et 2025, la situation a continué à se dégrader, au point qu’on a été obligé de quitter notre ambassade au centre ville de Port-au-Prince. L’institut français aussi a déménagé, fuyant son local à Bois-Verna. Et, depuis 1 an, on est loin de la stabilité puisque les choses continue de se dégrader à Kenscoff, dans l’Artibonite et dans le Centre. Mais, on voit quand même dans l’agglomération de Port-au-Prince une reprise de l’espace. Selon la PNH, on est passé de 90 % d’espaces contrôlés par les gangs à 75 %. Cela reste énorme mais il y a eu de petit progrès dans l’agglomération de Port-au-Prince », a-t-il noté.

M. Michon note que la task force créé par le gouvernement a joué un grand rôle pour limiter la progression des bandits dans le Centre-ville et à Kenscoff. « Elle continue de donner des résultats. De plus, l’approche de gestion du directeur général Vladimir Paraison consistant à adopter une stratégie offensive et non défensive a porté ses fruits », a-t-il salué.