A la fin des années 70, sous la dictature de Jean-Claude Duvalier, avec les premières tentatives de création de partis politiques d’opposition, des acteurs se regroupèrent sous la bannière de formations dont les appellations s’inscrivaient dans des traditions politiques déjà établies ailleurs dans le monde : maître Grégoire Eugène fonda le Parti social-chrétien haïtien (PSCH) et le pasteur Sylvio Claude, le Parti démocrate-chrétien haïtien (PDCH).

A la chute de la dictature en 1986, le pays assista au retour d’anciens opposants qui n’avaient plus eu voix au chapitre depuis 1957. C’est ainsi que le professeur Daniel Fignolé ramena d’exil le Mouvement Ouvrier Paysan. Très vite, le parti se transforma en Mouvement pour l'Organisation du Pays. Son sigle MOP, qui signifie « serpillière » en créole, fut conservé tout comme le balai qui servait d’emblème au parti lors de sa création en 1946. Louis Déjoie II réactiva le Parti agricole et industriel national (PAIN) que son père avait fondé en 1956. Un parti plus jeune, le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP) du professeur Leslie Manigat, put également avoir pignon sur rue, pour ne citer que ceux-là.