Le 27 juillet dernier, une décision administrative américaine a secoué la diaspora haïtienne : plus de 350 000 ressortissants couverts par le Statut de Protection Temporaire (TPS) ont perdu leur autorisation légale de travail aux États-Unis. Si la tragédie est d’abord humaine et personnelle pour ces familles, cet article démontre que le risque s’étend bien au-delà. Pour Haïti, il s’agit d’une menace macroéconomique systémique.
L’argent envoyé par la diaspora (les fameux « transferts ») ne sert pas uniquement à aider une mère ou un cousin à faire ses courses. Ces fonds irriguent silencieusement le marché des changes national. Ils fournissent à la nation entière les devises (les dollars) indispensables pour acheter à l’étranger ce qu’elle ne parvient plus à produire sur son sol.






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