Pour Pierre Raymond Dumas, la transition menée par Alix Didier Fils-Aimé est symptomatique de la volonté d’une partie de la classe politique et de certains éléments du secteur privé qui ne veulent pas d’élections. Et Pierre Raymond Dumas d’avertir : « C’est pour cette raison que toute la société doit encourager la tenue des élections », non sans adresser un avertissement, voire une menace à peine voilée, aux membres du gouvernement : « Soit ils réalisent les élections, soit ils auront le même sort que Prosper Avril à son époque, le même sort que le Premier ministre Ariel Henry ou le Conseil présidentiel de transition. »

L’auteur de la série « La transition qui n’en finit pas » note une différence notable entre cette transition et celles qu’a connues le pays depuis 1986 : le profil politique de ses membres. En effet, contrairement aux transitions précédentes, composées de ministres et d’autres hauts dignitaires aux profils davantage techniques que politiques, relativement désintéressés par la compétition politique, le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé est constitué principalement de dirigeants politiques, issus des différents signataires du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. Ce pacte qui, signé le 21 février 2026, a consacré le partage des postes gouvernementaux et de responsabilités au sein de l’administration publique.