En 1948, à Rio de Janeiro, le grand poète cubain Nicolas Guillén écrivait une bouleversante Élégie à Jacques Roumain. Près de huit décennies plus tard, ce texte n’a rien perdu de sa puissance ni de sa résonance. À travers le souvenir de l’écrivain haïtien, Guillén fait surgir la mémoire d’Haïti, ses blessures, ses luttes et son inépuisable espérance. Une œuvre où le deuil devient révolte, où la mémoire devient résistance et où, malgré le sang et les épreuves, « l’aurore est lente, mais s’avance ». Nous invitons nos lecteurs à redécouvrir ce texte majeur.

Élégie à Jacques Roumain