En répondant à l’invitation du PNUD pour le rendez-vous hebdomadaire intitulé « Wi Ayiti Kapab », animé par Xavier Michon, représentant du PNUD en Haïti la semaine dernière, l’économiste Pierre Marie Boisson a mis en évidence le rôle de l’inflation dans la situation économique d’Haïti. Il a également profité de l’occasion pour expliquer que le PIB ne saurait être l’instrument parfait pour mesurer la croissance haïtienne, car contrairement à beaucoup d’autres pays, le pouvoir d’achat des Haïtiens ne relève pas d’une stratégie nationale mais plutôt d’une manne extérieure : les transferts sans contrepartie.

Haïti reçoit en moyenne deux millions cent mille (2 100 000) transferts par mois à travers les maisons de transfert comptabilisées de la place, a déclaré l’économiste et PDG de la Sogesol Pierre-Marie Boisson qui intervenait, au rendez-vous hebdomadaire du PNUD intitulé « Wi, Ayiti Kapab ». Ces transferts garantissent un certain pouvoir d’achat à 80 % des Haïtiens qui bénéficient de cette manne sur une base régulière.