Neuf ans après la publication, dans les colonnes du journal, d’un article consacré aux greffes de justice, dénonçant leurs dérives et leur nonchalance, le greffe du tribunal de première instance de Port-au-Prince semble continuer de fonctionner dans les mêmes conditions. Le greffe, véritable mémoire du tribunal, semble survivre difficilement. Le déroulement des assises criminelles avec assistance de jury en fournit une nouvelle illustration. 

Trois semaines après la tenue de ces assises criminelles, qui n’avaient pas été organisées depuis huit ans, l’un des cahiers plumitifs d’audience s’est volatilisé. Une situation qui, selon les informations recueillies par le journal, ne semble pas susciter une trop grande inquiétude au sein du greffe. Le greffier chargé de la conservation de ces cahiers l’a confirmé au journal, comme s’il s’agissait d’un incident ordinaire. « On n’a pas encore retrouvé le cahier. Parfois, cela arrive, on le retrouve après », a-t-il déclaré au journaliste lors d’un entretien téléphonique, mardi 18 août.