Le nom ne dit plus rien à grand monde. Il figure pourtant dans les palmarès des Jeux de la VIIIe Olympiade. Le 25 août 1926, à quatre heures de l'après-midi, un lieutenant de vingt-quatre ans de la Gendarmerie d'Haïti s'éteignait à l'Hospice Saint-François de Sales, à Port-au-Prince. Deux étés plus tôt, il avait été le meilleur marqueur d'une équipe haïtienne montée sur un podium olympique. Cent ans jour pour jour après sa mort, la mémoire collective a retenu Sylvio Cator, médaillé d'argent du saut en longueur à Amsterdam en 1928. Elle a laissé tomber Ludovic Augustin.

Les épreuves de tir à la cible des Jeux de Paris se disputaient à Mourmelon qui accueillit les épreuves de tirs à 400, 600 et 800 mètres ainsi que le pistolet sur silhouette à 25 mètres. C'est là que se joue, les 26 et 27 juin, la carabine libre par équipes: quatre-vingt-huit tireurs, dix-huit pays, cinq hommes par formation, trente coups chacun, dix à chaque distance, pour un total possible de 750 points, indique la base de données Olympedia. Les États-Unis l'emportent avec 676 points. Haïti et la France terminent derrière eux à égalité parfaite, 646 points chacune. Le barrage donne l'argent aux Français, le bronze aux Haïtiens. Ces derniers, précise encore Olympedia, avaient occupé la deuxième place pendant presque tout le concours et ne furent rejoints que dans la dernière série.