Dans plusieurs quartiers de la région métropolitaine autrefois touchés par les violences armées, des habitants, chassés par les gangs, retournent, peu à peu chez eux. Mais beaucoup vivent encore dans la vulnérabilité, entre logements endommagés, services essentiels absents et insécurité à la tombée de la nuit. Faute de sécurité et de moyens pour reconstruire, certains craignent de ne jamais retrouver la vie d’avant ni de voir leurs quartiers effacer les stigmates laissés par les gangs armés.
Le retour se fait lentement à Nazon, Delmas 30, dans une partie de Delmas 24 et à Solino. Les rues reprennent quelques couleurs, mais les traces des violences restent visibles sur les façades et à l’intérieur des maisons. De nombreuses habitations, jonchées de débris pour la plupart, sont dépourvues de portes et de fenêtres. Les façades et les murs restent noircis par la fumée des incendies laissés par les gangs.






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