Poète, auteur, comédien, journaliste indépendant et militant associatif kabyle, Amar Benhamouche est né en Kabylie dans un milieu modeste et politiquement engagé. Il publie en 2015 une pièce de théâtre en langue kabyle, Irus d Tanatus. En 2024, il coordonne un ouvrage collectif, Poésie, luttes et combats, aux éditions Milot. En 2025, il coordonne un autre ouvrage collectif, Les poètes ne meurent pas en exil, aux éditions Constellations. Cette année, il publie aux éditions du Cygne son premier recueil personnel de poésie, Bain de vin sous l’olivier, préfacé et traduit de l’arabe vers le français par la poétesse franco-tunisienne Arwa Ben Dhia. Amar Benhamouche est l’une des nouvelles voix contestataires et révoltées. Dans cette interview, il nous parle de sa poésie et de ses projets artistiques.
Godson Moulite : Vous venez de publier aux éditions du Cygne un premier recueil de poésie bilingue arabe-français, traduit par Arwa Ben Dhia. Dans ce recueil, nous sentons la révolte et l’insoumission. Comme dans votre poème « Je ne suis pas citoyen », où vous dites : « Je n’achète pas ma liberté ! / Je n’achète pas ma dignité ! / Je ne vends pas mon honneur ! / Je ne vends pas ma cause ! / Et j’avance vers la gare, pour déclarer que je ne suis pas citoyen, / je ne suis qu’un passant... / Et je choisis de mourir là... / Là où passent ceux qui n’ont pas d’yeux. » C’est quoi, un poète, Amar Benhamouche ?






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