Vers le début du mois d’août dernier, l’économiste Pierre Marie Boisson, participant à une émission, avait plaidé pour un ajustement du taux de change à 160 gourdes au lieu des 130 gourdes. Ceci afin pallier aux préjudices causés aux bénéficiaires des transferts de la diaspora qui reçoivent leur argent en gourdes. Beaucoup d’analystes ont déjà donné leur point de vue sur ce sujet. Aujourd’hui, c’est au tour de l’économiste et scientifique des données, Donija Augustin, de faire valoir son point sur la question à partir de cet article que nous vous proposons.

En Haïti, le taux de change est l’un des indicateurs macroéconomiques les plus suivis par l’ensemble des agents économiques. Les fluctuations de la valeur de la gourde par rapport au dollar américain demeurent constamment une source de préoccupation. Dans certaines économies, l’attention des acteurs économiques se focalise davantage sur les changements des taux d’intérêt et la dynamique des indices boursiers. Le contexte haïtien se distingue par une attention presque exclusive portée au cours de la monnaie nationale face au dollar américain.