Je ne dirai jamais que la littérature a changé ma vie, qu’elle a fait ceci ou cela. Je dis toujours que la littérature nous emmène quelque part. Peut-être plus loin que ce qu’on avait imaginé : plus loin que notre village, notre ville, notre pays, notre continent, de nous-mêmes.
La romancière algérienne Assia Djebar parle d’une seconde naissance pour évoquer les moments marquants de notre vie et notre histoire. J’ai vécu cela. Quand j’ai ouvert Le Petit Prince pour la première fois, j’ai senti une seconde naissance. Et lorsque j’ai eu accès à tous les livres que je voulais, j’ai ressenti une autre naissance. Un horizon de rêve s’est ouvert devant moi.






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