Sur le papier, nous sommes à environ deux mois du 1er tour des élections générales pour doter le pays d’autorités légitimes. Pour avoir organisé ses dernières élections en 2016, Haïti ne dispose aujourd’hui d’aucun élu. Une situation exceptionnelle pour un pays qui a choisi, il y a 40 ans, la démocratie comme mode de gouvernance. Il n’est pas exagéré de dire qu’Haïti comme en 1986, après le départ des Duvalier, est à la case départ.

Il revient aujourd’hui à l’administration Fils-Aimé de remettre le pays sur les rails. Le 1er tour des élections programmé en décembre prochain doit être le premier pas. Un projet qui paraît de plus en plus hypothétique tant le gouvernement peine à prendre les mesures adéquates en vue de créer les conditions pour la tenue des élections. Au cours des dernières semaines, du dernier massacre à Kenscoff à la remontée du kidnapping, tout laisse croire que le gouvernement ne trouve pas encore la bonne formule pour mettre les bandits hors d’état de nuire. Au contraire, la peur reprend ses droits à Port-au-Prince et dans ses environs.