Quatre dates, parmi d'autres, ont marqué, dans l’histoire récente du pays, les différentes étapes de notre accoutumance à l’ingérence étrangère.
La visite de l’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies, Andrew Young, à Port-au-Prince en août 1977, sous les présidences de Jimmy Carter et de Jean Claude Duvalier, inaugura l’ère de l’ingérence par suggestion ; les premières déclarations publiques en Haïti de l’ambassadeur américain Alvin P. Adams dit Bourik Chaje placèrent le pays devant l’ingérence assumée ; le discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations Unies par la présidente provisoire Ertha Pascal Trouillot lança le règne de l’ingérence invitée. Enfin, la visite en ce mois de septembre 2026 des Éminentes personnalités de la CARICOM consacre l’incapacité de la classe politique haïtienne à exister sans le coup de main de l’étranger et installe celui-ci dans le rôle d'arbitre permanent de nos crises et de nos partages de pouvoir.


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