« La compétence prouvée, l’expérience bien acquise, l’intégrité font peur aux Haïtiens et surtout aux Amis d’Haïti qui ne souhaitent voir au pouvoir que des médiocres, pour en faire des marionnettes. » (Guylène Sales)
Nul processus démocratique de type parlementaire, aussi ouvert soit-il, ne peut réussir si ses fondations ne reposent pas sur des institutions publiques favorables à une économie concurrentielle. Les expériences démocratiques qui ne font aucun rapprochement entre un processus de démocratisation politique et une libéralisation économique sont tout autant défaillantes ou vouées à l'échec que les projets de société qui ne voient pas que leur socle devrait toujours être l'amélioration des conditions de vie de la grande majorité des citoyens qui font face aujourd’hui à un risque existentiel. Aucune réforme de nos systèmes politique, judiciaire, sécuritaire, éducatif ou autres ne suffira à consolider l'État de droit si on ne s'attaque pas aussi au système économique, de l'infrastructure des rapports socio-économiques dans toutes ses composantes (agricole, commerciale, fiscale, budgétaire, monétaire, bancaire, etc.). En exposant et en dénonçant les inégalités sociales et les violences économiques qui façonnent la société haïtienne depuis ses origines, il faut contester aussi le mythe de l'efficacité de la démocratie électorale, de la démocratie par procuration, de la « démocrature ».






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