Le Canada a lancé à la fin du mois d’août 2026 une importante offensive pour attirer des chercheurs de haut niveau, notamment en provenance des États-Unis, dans un contexte marqué par les compressions budgétaires et les tensions politiques touchant la recherche sous l’administration Trump. La ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, a annoncé un investissement de plus de 500 millions de dollars pour la première cohorte des Chaires de recherche du Canada Eddie Goldenberg. Sur les 64 chercheurs sélectionnés, 48 proviennent d’établissements universitaires américains, dont plusieurs Canadiens qui rentrent au pays natal. Chaque titulaire recevra 1 million de dollars par année pendant huit ans, afin de constituer des équipes de recherche et de développer des partenariats.

L’Université de la Colombie-Britannique (UBC) accueille le plus grand nombre de ces chercheurs, soit neuf, dans des domaines comme la santé, les technologies médicales, l’intelligence artificielle et la résilience aux feux de forêt. Parmi eux figure Peter Caravan, chercheur canadien ayant travaillé notamment à Harvard, qui revient à Vancouver pour développer un centre consacré à l’imagerie et aux thérapies moléculaires.