« Pour Haïti, un durcissement du TPS pourrait, via les transferts, devenir un choc de taux de change, de réserves et de stabilité budgétaire. Mais, rien ne garantit que la transmission soit automatique, ni immédiate », ont soutenu, la semaine écoulée, les chercheurs du Département de recherche en économie et finance (DREF) de la Banque de la République d’Haïti (BRH), Kensley Blaise, Jean Gardy Victor et Jean Marie Cayemitte, exposant, au Mercredi de réflexions de la BID, le résultat d’une recherche basée sur cette question fondamentale : « Que se passerait-il pour l’économie haïtienne, si les transferts venaient à diminuer de manière importante et inattendue ? »
À partir de cette recherche, les chercheurs ont planché sur trois scénarios possibles liés à une éventuelle diminution des transferts de l’ordre de 10, 20% ou 30%. Pour le premier scénario, ils ont avancé les données suivantes : « Une baisse des transferts de 10% entraine une augmentation du taux de change d’environ 0.8% et une dégradation de -1.95% des réserves nettes. » Il y aurait aussi des impacts sur le solde public et sur l’Indice des prix à la consommation (IPC). Si les transferts diminuent, cela aura des effets mesurables et multicanaux sur l’économie haïtienne, selon le DREF.






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.