« Le Groupe d’experts a constaté que ce secteur, peu réglementé, demeurait entouré d’opacité et marqué par la corruption. Comme indiqué précédemment, cette situation s’explique par le fait qu’Haïti n’est pas partie à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Le secteur des civelles reste ainsi exposé aux activités illicites. Il est principalement dominé par Jean-Charles Moïse, homme d’affaires originaire du département du Nord et secrétaire général du parti politique Pitit Dessalines. Il est également un ancien candidat à la présidence et ancien sénateur du département du Nord », peut-on lire dans ce rapport des experts de l'ONU, 3 septembre 2026.
« Selon certaines sources, le réseau de M. Moïse décide des personnes affectées au bureau chargé de délivrer les permis d’exportation de civelles. Il exerce une influence politique et économique sur le secteur des civelles et en contrôle l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, de l’exploitation à la commercialisation. M. Moïse exerce une influence sur le ministère de l’agriculture, des ressources naturelles et du développement rural (MARNDR), par l’intermédiaire duquel sont délivrés les permis d’exportation, ainsi que sur les agents des douanes chargés du contrôle des exportations, afin qu’ils agissent en sa faveur », peut-on lire dans ce rapport. Certains de ses anciens associés, auxquels il avait refusé des permis, sont devenus ses rivaux », selon le rapport des experts de l’ONU.






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