À Lalue, l’un des endroits où nous nous sommes rendus vers 10 heures du matin, plusieurs vendeurs de fleurs étaient assis à leur emplacement. Les fleurs étaient moins nombreuses à être exposées à la différence des années précédentes. En cause, les difficultés liées à l’insécurité à Kenscoff, l’une des zones d'approvisionnement des commerçants. Malgré le recours à des fournisseurs en République dominicaine, la quantité de fleurs disponibles sur le marché reste en baisse, selon les vendeurs rencontrés.

Ricky vend des fleurs depuis le séisme du 12 janvier 2010. À ses débuts, il les cultivait dans son jardin, à Kenscoff, avant de les vendre sur la place Saint-Pierre, puis à Lalue. À cette époque, les producteurs locaux pouvaient fournir le marché en grande quantité, notamment en pompons, en pâquerettes et en astromélias. Mais la dégradation de la situation sécuritaire, marquée notamment par la présence d’hommes armés à Furcy, a bouleversé cette activité. « Les bandits ont pris les zones où nous cultivions nos fleurs », explique Ricky.