On ne sait pas si le pays avance vers des élections ou non. Un fait est cependant certain, le dernier remaniement du décret électoral marque un recul du processus. Les ajouts et retraits opérés dans la troisième version du décret électoral rendent la tenue du prochain scrutin plus incertaine qu’avant. A côté des problèmes structurels tels que le kidnapping et le contrôle de plusieurs communes des départements de l’Ouest, du Centre et de l’Artibonite par les gangs, cette incertitude est caractérisée par les grognes soulevés dans la classe politique et au sein de la communauté internationale par les nouveaux changements apportés dans le décret électoral par le gouvernement et le CEP.
Des échéances du calendrier électoral ont été aussi reportées. De quoi rendre hypothétique la tenue du 1er tour des élections le 13 décembre prochain. Pour l’instant, le CEP laisse les acteurs politiques, les électeurs, entre autres, dans l’expectative par rapport au premier tour des élections. L’incertitude ne plane pas seulement sur le premier tour du scrutin, mais sur tout le processus qui devait être bouclé au début de l’année prochaine.




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