Dans les pays où les élections régulent le jeu politique, les échéances électorales sont inscrites dans la loi. Les dates sont connues. Les rendez-vous sont fixés des années à l’avance, et tout est mis en place pour respecter la durée des mandats et renouveler le personnel politique.

En Haïti, depuis que la Constitution de 1987 a prescrit des élections, plus souvent que de raison, les rendez-vous avec les urnes ne tiennent pas. On les saute, on les évite, on les contourne. Pour dix mille raisons.