Une trentaine de personnes ont assisté, jeudi 22 octobre au Rectorat de l'Université d'État d'Haïti (UEH), à la conférence magistrale intitulée « Traduire la pensée et la création haïtiennes en anglais, pourquoi et comment ? ». L'intervenante, Nadève Ménard, professeure à l'École Normale Supérieure (ENS), était accompagnée de la discutante Darline Alexis, secrétaire générale de l'Université Quisqueya et professeure à l'ENS.
La conférencière a d'abord reconnu un avantage à traduire vers l'anglais. Un texte haïtien publié en français puis en anglais circule plus largement et se retrouve cité davantage par les chercheurs étrangers. Elle a aussitôt soulevé la difficulté inverse. Traduire vers l'anglais ne renforce-t-il pas la domination de cette langue dans le monde académique, et ne faudrait-il pas inciter ceux qui travaillent sur Haïti à lire le français ou le créole ? Elle a dit vouloir revenir sur ces questions plus tard.






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