Huit années de récession, des recettes en deçà des prévisions et des priorités qui s’accumulent : l’État haïtien doit financer sa sécurité, ses élections et son redressement avec des moyens qui ne suivent pas. Quelques semaines après l’adoption du budget, la Banque interaméricaine de développement (BID) a engagé la réflexion. Réunis le 28 octobre 2026 lors du Mercredi de réflexion, des représentants des institutions financières internationales et de l’administration publique se sont demandés comment mobiliser davantage de ressources. Le thème : « Mobilisation des recettes publiques : quels leviers pour Haïti ? »
Les chiffres présentés par le directeur général du Budget, Jean-Michel Silin au ministère de l’Économie et des Finances (MEF), donnent la mesure du défi. Le Budget 2026-2027 s’élève à 401,2 milliards de gourdes, alors que les recettes courantes prévues atteignent 262,9 milliards. M. Silin a rappelé le contexte dans lequel ce budget a été élaboré : huit années de récession, un déficit budgétaire qui s’aggrave et un recours accru au financement, des recettes qui n’ont pas atteint les objectifs et une pression croissante sur les dépenses. Les recettes courantes ont été collectées en deçà des prévisions. S’y ajoutent des crédits additionnels destinés à renforcer les forces de l’ordre, le processus électoral et le soutien aux partis politiques, estimés en milliards de gourdes. « Ce budget traduit la volonté du gouvernement et ses priorités », a-t-il avancé.






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