

Les cinq membres du conseil d’administration de la Banque nationale de développement agricole (BNDA) ont été installés à leurs fonctions respectives. L’investiture a été présidée par le chef de l’État lors d’une cérémonie tenue au Palais national lundi en présence de plusieurs membres du cabinet ministériel et ceux du corps diplomatique. Cette banque, selon les responsables, a pour mission de favoriser du crédit aux producteurs agricoles, créer de la richesse, générer des emplois et favoriser la sécurité alimentaire de la population.
À l’occasion du soixantième anniversaire d’indépendance du Gabon, le 17 aout dernier, la RFI s’est penchée sur quelques contraintes auxquelles est confrontée l’agriculture de ce pays centre africain de 267 kilomètres carrés pour une population qui avoisine les deux millions d’habitants. A bien des égards, les problèmes liés au développement agricole entre Haïti et le Gabon se ressemblent. Malgré leur fort potentiel agricole, les importations fournissent aujourd’hui environ 60% des biens alimentaires consommés. La demande du marché étant grandissante.
La solution miracle pour sauver nos citrus est toujours en attente. Aussi résilients que sont nos agrumes, il est rare de trouver des espèces résistant aux citrus greening ou au dragon jaune. Les maladies affectant ces cultures se propagent à une vitesse telle qu’elles sont, en un laps de temps, présentes dans toutes les zones de production d’agrumes. Les antibiotiques ne s'administrent pas ordinairement sur les plantes car cela peut se révéler fatal pour les consommateurs. Des pertes énormes sont à déplorer. Ainsi, à défaut d’une solution définitive, l’agronome Gary Alliance invite les producteurs à un repeuplement, à soigner les plantes, à adopter de meilleures pratiques culturales et à greffer les autres citrus à partir d’un tronc d’orange amère, la plus résistante des agrumes, dit-il, face aux maladies.

63 des 89 agriculteurs dont les parcelles ont été utilisées dans la construction du parc industriel de Caracol ont reçu le 5 août dernier des pompes d’irrigation. Monté par le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, ce projet va contribuer, selon les responsables, à accroitre la production à Caracol et à Trou-du-Nord, deux communes dont sont issus les agriculteurs.
La fermeture de la frontière haïtiano-dominicaine met encore plus à nu la dépendance du pays par rapport à la partie est concernant certains produits de consommation de base. Dans les zones frontalières, des produits pourtant faciles à cultiver deviennent de plus en plus rares. Dans ces zones, on a du mal à s’approvisionner. Avoir les moyens adéquats ne veut pas dire qu’on peut manger à sa guise. Les produits les plus élémentaires font défaut.

Le ministère de l’Agriculture et la Confédération suisse, par le biais de l’ambassade de Suisse en Haïti, ont paraphé, ce mercredi 29 juillet 2020 à Damien, deux accords visant le renforcement du secteur agricole. Ces derniers portent sur deux programmes distincts : le Programme de gouvernance territoriale des filières agroforestières cacao et igname dans le grand Sud d’Haïti (PROFISUD) et le Programme d’appui à une gouvernance agricole inclusive en Haïti (PAGAI).
Le conseil d’administration de la caisse populaire Sainte-Anne a procédé, ce lundi à l’inauguration d’un comptoir à Delmas 60. Cette succursale, selon les dirigeants de cette caisse, devrait contribuer à étendre ses services de proximité à un plus large public. Ce, pour apporter des réponses aux couches sociales les plus défavorisées du département de l’Ouest notamment celles des communes de Delmas, de Pétion-Ville et de Tabarre.

Le ministère de l’Agriculture, par le biais du projet Territoires productifs résilients, a distribué des outils agricoles, des arbres fruitiers et forestiers et des intrants agricoles aux agriculteurs des communes d’Anse-à-Veau, de Petite-Rivière-des-Nippes et de Paillant. Cette activité, qui s’inscrit dans le cadre du plan de réponse du ministère afin de garantir la disponibilité alimentaire dans le pays, se tenait à Anse-à-Veau en présence des élus locaux, des membres d’associations d’irrigants et des producteurs agricoles.

L’on est dans la dernière ligne droite du mandat du président de la République, Jovenel Moïse et c’est maintenant qu’il est venu pour lui de mettre l’emphase sur la construction d’importantes infrastructures dans le pays. Si dans ses récentes déclarations, la renaissance de l’Électricité d’Haïti occupe les premiers rangs, certaines infrastructures routières ne sont guère négligées. Une attention soutenue sera accordée à des routes nationales et tronçons comme la route reliant Gonaïves à Anse-à-Foleur en passant par Gros-Morne et Port-de-paix et les tronçons Camp-Coq-Vaudreil et de Saint-Raphaël-Milot.

Plus d’une semaine après la nomination de Michel Présumé à la tête de l’Électricité d’Haïti (EDH) en remplacement de l’ingénieur Hervé Pierre-Louis, la situation est toujours tendue au sein de l’institution énergétique. Brandissant ses passifs au sein de la compagnie haïtienne de téléphonie publique communément appelée TELECO et comme d’ancien président de la commission de pilotage du secteur de l’énergie, certains employés de l’institution ne pardonnent pas au haut fonctionnaire d’avoir prôné une restructuration profonde de l’EDH, une opération qu’ils attribuent à une sorte de privatisation qui ne dit pas son nom.

Lors d’une conférence tenue samedi au Cap-Haïtien, le président de la République Jovenel Moïse se dit déterminé à terminer les travaux de construction du barrage de La Tannerie dans les meilleurs délais. À raison de neuf heures par jour, ces travaux devaient durer neuf mois. Comme c’était le cas de Marion dans les grandes œuvres, le chef de l’État propose aux techniciens de travailler jour et nuit afin de terminer le chantier d’ici le mois de décembre.

Haïti pratique le droit de douane le plus faible de la région. Le deuxième pays le plus ouvert du continent américain. C’est un modèle économique tourné vers l’importation. Tandis que le tarif moyen de la région pour l’importation du riz se situe autour de 40%, celui d’Haïti ne dépasse pas les 3%. Une situation qui, selon l’économiste Etzer Émile, entraîne une incidence négative sur la production de biens et de services dans le pays. Quand la porte de l’importation s’ouvre, soutient-il, celle de la production se resserre. Ce modèle est très critiqué dans le pays mais poursuit son cours envers et contre tous.

La superficie agricole du pays ne cesse de diminuer un peu partout dans le pays. Ce qui en partie contribue à une déroute de l’économie rurale provoquant ainsi une augmentation accélérée de l’insécurité dans ces zones. Entre 2011 et 2013, le niveau d’insécurité alimentaire aigue en milieu rural se situait autour de 6% selon les chiffres communiqué par la Coordination nationale de l’insécurité alimentaire. En 2019, ces chiffres étaient supérieurs à 40%. Avec les crises à répétition et la pandémie de coronavirus, d’aucuns craignent le pire surtout à un moment où l’on continue à morceler les espaces qui, jadis s’adonnaient à la culture de la terre.
Le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Pierre Josué Agénor Cadet, lors d’une intervention au début de la semaine, révèle que plus de dix mille nouveaux enseignants récemment ont obtenu leurs lettres de nomination. Ces derniers émergeront désormais au payroll. Ces derniers recevront leurs premiers chèques pour les mois de juin, de juillet, d'août et de septembre de cette année. Le problème des arriérés sera, précise le ministre, abordé dans le budget 2020-2021.

Plusieurs citoyens de la Cité Anacaona continuent d’exiger aux autorités compétentes de prendre les mesures qu’il faut pour protéger le verger de kay Agronòm situé à la deuxième section de la commune de Léogâne entre les localités de Guérin, de Terre-Force et de Place d’Or. Depuis 2017, affirment les citoyens de cette ville, certains individus malintentionnés ont commencé à abattre les manguiers et procédé au lotissement de la ferme qui compte plus de 7 000 manguiers. Décédé, l’ancien propriétaire, Georges Louis, vers la fin de sa vie a été contraint d’abandonner son bien.

Ils étaient deux ministres, Patrix Sévère et Nader Joiséus, respectivement ministre de l’Agriculture et des Travaux publics, présents le 4 juillet dernier sur le site de la construction du microbarrage hydroélectrique de Marion pour faire le point, dans le cadre d’une émission avec le Centre d’informations permanentes sur l’action gouvernementale (CIPAG) sur la construction de cet ouvrage. Le ministre de l’Agriculture annonce pour le mois de novembre 2020 la fin des travaux de construction de cette importante infrastructure.

Dans le lac Azueï, Taino Aqua Ferme fait l’expérience de l’élevage de poissons dans des cages flottantes depuis plusieurs années. La pratique est si prometteuse que les tenants de ce projet envisagent d’augmenter leur capacité de production. L’idée est de voir les 11 000 hectares du lac bondés de cages, donc de poissons. Seule, cette ferme n’y arrivera pas. L’État haïtien promet de se mettre de la partie pour promouvoir cette pratique un peu partout dans le pays. Pour Jean-Robert Badio, le directeur de la pêche et aquaculture du ministère de l’Agriculture, cette pratique représente l’avenir de l’aquaculture en Haïti.

Sur les réseaux sociaux et dans la communauté universitaire haïtienne, les échanges sur les trois nouveaux décrets portant sur la mise en place d’un système d’enseignement supérieur efficace et compétitif sont très animés. Les parents et les étudiants attendaient une réponse pour stopper leurs pertes de temps et d’argent. Parallèlement, les entreprises et les échelons territoriaux rêvaient d’embaucher des jeunes compétents et dynamiques. De l’avis du professeur Christophe Providence PH.D, avec ces documents, le pari de la modernisation des établissements d’enseignement supérieur et de la recherche est bien lancé.

Sous l’initiative d’un groupe de citoyens vivant à Port-au-Prince et dans la diaspora, une plaque Honneur et Mérite a été décernée, à l’occasion de la fête des Pères, le 28 juin dernier, à l’inspecteur divisionnaire Antoine Joachim, le chef de la Circulation de la commune de Tabarre. Tenue à la Villa Mamika, située à Duval 24, à Croix-des-Bouquets, cette cérémonie visait à remercier l’officier de police pour le travail accompli dans la société haïtienne depuis plusieurs décennies. Antoine Joachim est présenté comme un modèle de policier, de père de famille et de fonctionnaire public.

Depuis plusieurs mois, l’on essaie de réhabiliter le système d’irrigation de La Tannerie. Des travaux importants sont en train d’être effectués au niveau du barrage, des canaux d’irrigation et des siphons. Pour la réalisation de ces travaux, le ministère de l’Agriculture a mobilisé plusieurs experts cubains et haïtiens, des agriculteurs et techniciens de la région. Ce système est alimenté par la Grande-Rivière-du-Nord et devrait, à terme, contribuer à l’irrigation de 800 hectares de terre au niveau de plusieurs communes du département du Nord.