

C’est en Haïti que l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a placé, depuis 2005, son bureau régional pour toute la Caraïbe et l’Amérique latine. Placer ce bureau dans le pays n’a jamais été une décision anodine. « Haïti est le seul pays dans la région qui a le français comme langue officielle. Ce pays a joué un grand rôle dans la reconnaissance de la langue française aux Nations unies. On se souviendra pendant longtemps encore du rôle remarquable du sénateur haïtien Émile St-Lot dans cette affaire », rappelle Emmanuel Adjovi, représentant de l’OIF pour toute la région, qui évoque certaines actions de cette organisation dans le pays.

À longueur de journée, des citoyens de toutes les couches sociales se font enlever dans les rues de Port-au-Prince. Le phénomène, qui ne fait que gagner du terrain, semble, jusqu’ici, échapper au cont…

Faculté d’ethnologie-élections
Les dernières élections pour renouveler le conseil décanal de la Faculté d’ethnologie de l’Université d’Etat d’Haïti se sont terminées en queue de poisson et ont provoqué un climat de tension jusqu’à pousser, à un certain niveau, à la paralysie des activités académiques et administratives. Réuni en session extraordinaire le 5 février 2021, le Conseil de l’université a adopté une résolution, constatant des violations de la charte électorale, exigeant la reprise du processus du scrutin au sein de cette faculté qui s’apprête, sur fond de crise, à célébrer ses 80 ans de formation et de service à la communauté.

« Aujourd’hui, la manière de faire de la politique dans ce pays ne donne aucun résultat. Il est temps de faire de la politique autrement », tel est le message qu'a livré la militante politique Antoinette Duclaire, jeudi soir à l’émission « Haïti Sa k ap kwit » sur Télé 20. Celle qui est devenue la porte-parole de la nouvelle plateforme sociopolitique « Matris liberasyon » croit qu’il faut l’émergence d’une nouvelle génération d’acteurs devant intégrer des structures politiques, afin de faire de la politique autrement dans ce pays.

Seul sur le boulevard, le président Jovenel Moïse mène la danse comme il l’entend, en dirigeant le pays par décret. Si certains l’accusent de n’avoir rien fait pour éviter cette situation, son ministr…

« Effondrement économique » est l’expression utilisée par l’économiste Etzer Emile pour résumer le bilan des deux dernières années (2019 et 2020), en Haïti, d’un point de vue de la production de richesse (de croissance du PIB). Outre des éléments externes (crise politique et coronavirus... l’économiste évoque « l’échec de la gouvernance » des dirigeants du pays qui, depuis des années, n’ont pas su mettre les bases pour parvenir à une certaine croissance économique. Selon l'économiste, il faut une nouvelle dynamique politique, une nouvelle offre pour sortir Haïti de cette situation.

En dépit de la situation de crise actuelle, l’exécutif tient son cap sur la tenue des élections à réaliser cette année. L’actuel Conseil électoral provisoire, bien qu'il soit décrié par plusieurs acte…

Conjoncture de crise
Le contexte actuel de crise du pays inquiète, au plus haut point, un ensemble d’étudiants et jeunes chercheurs haïtiens évoluant actuellement en dehors du territoire. Pas moins d’une vingtaine d'entre eux ont signé une note, lundi 8 février, dans laquelle ils dénoncent et expriment leur ras-le-bol par rapport à un ensemble de « violations systématiques » de droits humains en Haïti, d'actes de banditisme enregistrés orchestrés sur la population, sans compter, entre autres, ce qu’ils appellent « la velléité du pouvoir d’installer un régime dictatorial dans le pays ».

À l’instar d’autres instances de la société, la Fédération des barreaux Haïti s’était positionnée pour le départ de Jovenel Moïse du pouvoir le 7 février 2021.« Notre position était juridique et polit…

Analysant la conjoncture de crise qui éclabousse davantage l’image du pays, le leader du parti politique « UNIR », Clarens Renois, exprimant ses préoccupations, appelle, comme à son habitude, les acteurs à trouver un consensus pour sortir le pays du marasme. Pour l’ancien candidat à la présidence, les acteurs doivent éviter le chemin de la violence dans l’intérêt du peuple haïtien.

Le représentant régional l’Organisation internationale de la Francophonie pour la Caraïbe et l’Amérique Latine (REPCAL), Emmanuel Adjovi évoque la volonté de l’Organisation de continuer à accompagner…

Plusieurs organisations de la société civile, dont des représentants de l’Église catholique et du secteur protestant, appellent le chef de l’État à respecter la Constitution pour éviter que le pays sombre dans le chaos dans les prochains jours. Invité vendredi soir à l’émission, Haïti Sa k ap kwit ? sur la chaine 20, Monseigneur Pierre André Dumas appelle les responsables à la sagesse et au dialogue pour éviter le chaos.

Passionné du slam et de poésie qu’il pratique depuis des années, « Nervno Fils de Plume », de son vrai nom « Nerva Noel », a été sacré « meilleur slameur haïtien de la décennie et prix de la meilleure…

Les membres du nouveau conseil de gestion de l’Ecole de droit et des sciences économiques des Gonaïves (EDSEG), installés à l’amphithéâtre de l’EDSEG le 13 janvier 2021, par le conseil des professeurs de cette entité, critiquent les dirigeants de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) qui, avaient, parallèlement, décidé d’installer le 14 janvier, au rectorat à Port-au-Prince, une commission de restructuration de l’EDSEG. Tout en affirmant « se démarquer » des agissements du rectorat de l’UEH, qu’il qualifie de «hors-la-loi », le conseil de l’EDSEG invite toute la communauté de l’EDSEG à ignorer toutes les notes qui émanent du secrétariat général de l’UEH.

Depuis son entrée en fonction à l’ambassade d’Haïti près le royaume d'Espagne, le diplomate Louis Marie Montfort Saintil ne fait que multiplier des pourparlers avec différents acteurs du milieu académique et scientifique, en quête de coopération avec des structures universitaires en Haïti, notamment des institutions privées membres de la Conférence des recteurs, présidents et dirigeants d’institutions d’enseignement haïtiennes (Corpuha), l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et les Universités publiques en région (UPR).

Le gouvernement, en dépit des désaccords soulevés par différents acteurs de l’opposition politique, met toute la machine en branle pour organiser les élections au cours de cette année. Si jusqu’ici, des observateurs avisés craignant une situation de troubles sociopolitiques dans les prochains jours, sont méfiants quant à la tenue des élections, l’ancien opposant au pouvoir en place Mathias Pierre, nommé, depuis peu, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des questions électorales et des relations avec les partis politiques, croit qu’il ne faut pas enlever le droit au peuple de prendre le chemin des urnes pour élire son nouveau président.

James Pierrin, étudiant à la Faculté des sciences humaines de l’Université d’État d’Haïti (FASCH-UEH), a été gravement blessé par balle au moment où les agents de la Police nationale d’Haïti ont tenté…

Tandis que l’opposition réclame mordicus sa démission le 7 février 2021, le président Jovenel Moïse, réaffirme, lors de sa dernière adresse à la nation, qu’il reste en fonction jusqu’au 7 février 2022. Si certains acteurs restent encore perplexes à l'égard de la situation du pays dans les prochains jours, d’autres, comme le professeur Auguste D’Meza, craignent qu’Haïti ne soit plongée dans une situation de chaos et de soulèvement populaire. Dans l’éventualité d’un départ du chef de l’Etat, le professeur croit qu’il ne faut pas donner le pouvoir à l’opposition, mais plutôt à des notables, des justes, qui soient capables de former un gouvernement de résolution de crise.

L’un des véritables freins au développement de ce pays reste la mise à l’écart des collectivités territoriales dans l’équation des politiques publiques. En dépit du fait que les constitutionnalistes ont consacré, en 1987, lors de l’adoption de la Loi-mère, l’importance de la décentralisation, les différents dirigeants de ce pays ne sont pas parvenus à la mettre application. Trente-quatre ans plus tard, les communes et les sections communales sont dépourvues de leur d’autonomie (décisionnelle) et contiuent de confronter à d’énormes défis dont elles se révèlent, en raison de leurs ressources limitées et dépendance de l'Etat central, incapables de relever.

Le président Jovenel Moïse a reçu, au Palais national, lors d’une cérémonie jeudi matin, les nouveaux jeunes étudiants qui vont intégrer, à partir de cette année, différentes institutions universitaires privées de la Conférence des recteurs, présidents et dirigeants d’institutions d’enseignement supérieur haïtiennes (Corpuha), après avoir bénéficié d’une bourse du Fonds national pour l’éducation (FNE). Cette cérémonie d’attestation d’admission au programme de bourses de l’État haïtien s’est déroulée en présence de certains officiels du gouvernement et d'acteurs de l’université.