La direction générale des Archives nationale d’Haïti a réalisé, dans le Sud-Est, du 27 au 30 septembre 2012, une tournée dont l’objectif était d’enregistrer tous les enfants de zéro à deux ans de toutes les sections communales et de délivrer, après une « déclaration tardive », des actes de naissance, de mariage, de décès, de certificat de baptême et des cartes d’identification nationale aux adultes de ces régions qui n’ont pas eu la possibilité de les avoir, faute de moyens économiques et de distance à parcourir. Selon le directeur général des Archives nationales, M. Wilfrid Bertrand, ces rencontres avec les habitants du Sud-Est notamment ceux de Baie d’orange, Mabriole, Fond Jean Noël, Marigot, Belle Anse, Calumet, Mapou-Pichon, Grand Gosier, Anse-à-Pitre et Thiotte, s’inscrivent dans le cadre du projet de déconcentration et de modernisation des services publics dans le pays.
Cette démarche, selon le directeur général des Archives nationales d’Haïti, fait suite à la visite du président Martelly dans le Sud-Est, le 2 juillet dernier, au cours de laquelle il avait pris le soin de recevoir les doléances de la population du Sud-Est. Parmi les demandes formulées, l’urgence était portée sur la question de l’enregistrement des citoyens des différentes régions de ce département. Avant son départ, a précisé M. Bertrand, le Chef de l’Etat avait promis à la population de faire le suivi dans le plus bref délai.” Deux mois plus tard, accompagné du Directeur Général du Ministère de la Justice, M. Jean Roudy Aly, et de celui de l’Office National d’Identification ONI, M. Jean Baptiste St Cyr, nous sommes venus pour matérialiser ce projet pilote dans le département” a-t-il expliqué.
« Nous avons rencontré les Maires, les responsables des Collectivités territoriales et les officiers d’État civil. Nous leur avons fourni des matériels et des documents afin d’entamer le processus d’enregistrement et d’identification de toute la population. Nous sommes en train de disposer d’autres structures, via le partenariat que nous avons avec certains bureaux de change du pays, pour trouver facilement et rapidement les documents. Tout ce que je leur demande, c’est leur collaboration, laquelle permettra aux officiers d’État civil de mieux s’acquitter de leurs tâches », a fait savoir M. Bertrand.




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