Il s'agit d' un évènement majeur dont l'issue peut avoir des répercussions directes sur la politique américaine et le reste du monde. Par conséquent, plus d’un se sent concerné par le caractère et la compétence de celui qui va être, en cas de victoire, le chef de la Maison Blanche. C’est à cause de cette préoccupation, en dépit du long parcours d’expérience démocratique de ce grand pays d’Amérique du Nord, qu’on ne peut empêcher, à chaque élection présidentielle américaine, qu’il y a toujours des questions sur un ou les candidats dans la course. Lors des dernières présidentielles de 2008, à côté des expériences et capacité, les plus pertinentes questions étaient sur le sexe et la race des candidats démocrates. À savoir : Hillary, allait-elle devenir la première femme présidente ou le sénateur d'Illinois, deviendrait-il le premier chef d’Etat noir américain?
Cette année encore, il y a aucune des questions. Ce n’est ni sur le sexe ni sur la race, mais sur la foi du candidat républicain. Aura-t-on un mormon à la Maison Blanche?, se demandent les uns et les autres. Contrairement à bon nombre de pays de l’Amérique qui sont de foi catholique, les États Unis, sont un pays protestant. Mais, mis à part le pourcentage élevé de gens qui professent la religion de Martin Luther, il y a aussi d’autres considérations importantes à faire si on veut vraiment rester dans le cadre historique de tous ceux-là qui ont eu la chance de diriger ce grand pays d’Amérique du Nord. À noter qu’à l’exception de John Fitzgérald Kennedy qui était catholique, de George Washington à Barack Obama, tous les quarante-trois présidents américains sont de foi protestante.
La réligion protestante
Des recherches révèlent que les principales religions aux États-Unis sont: le protestantisme (52 %), le catholicisme (24 %), le mormonisme (2 %), le judaïsme (1 %) et l’islam (1 %). Selon cette même source, 10 % de la population déclarent une autre religion et 10% n’en déclarent aucune (estimation de 2002). De ce constat, beaucoup pensent ‘’Si, en fait, la foi de l'ancien gouverneur du Massachusetts n'avait pas pour autant entravé ses chances de remporter l'investiture du parti républicain, serait-il en mesure de relever le plus grand défi à savoir, devenir le 45e président des États-Unis’’?
Contrairement à un pourcentage très élevé d’Américains qui sont protestants, la foi mormone est encore mal connue et pas toujours bien acceptée aux États-Unis. Selon Michal Mathes de l’Agence France Press de Washington “Plus généralement, les Américains se montrent plus sceptiques qu'hostiles à l'égard de cette Eglise, fondée en 1820 par Joseph Smith qui affirmait avoir vu Dieu et Jésus-Christ lui confier la tâche de restaurer l'Eglise des origines. Il poursuit “Un sondage réalisé par Bloomberg News révélait en mars qu'un tiers des Américains avaient une opinion « défavorable » du mormonisme. Ce qui explique que l’ancien gouverneur du Massachusetts devra trouver un moyen de transformer ce handicap de sorte qu’il puisse faire la différence aux élections de novembre.
Le 20 janvier 2013, verra-t-on un mormon à la Maison Blanche?
Anne Toulouse, dans son article " Un mormon peut-il être président des États-Unis" écrit que ‘’Mitt Romney n`est pas le premier mormon qui se présente à une élection présidentielle. En 2000, Orin Hatch, sénateur de l`Utah a fait une brève tentative. Un autre mormon, Harry Reid, démocrate du Nevada, occupe la position-clé de chef de la majorité au Sénat. Mais aucun n`a suscité une telle controverse, sans doute parce que leur personnalité est plus discrète’’.
Avec un taux de chômage sensiblement inférieur á 8%, cette élection va-t-elle se décider à partir d’un programme politique et expérience d’un candidat ou de sa foi? La conviction de l’électeur à l’intérieur de l’isoloir sera-t-elle faite à se décider à partir de la croyance du candidat ou de la réalité politique et économique du moment?
Aussi dans "Un mormon peut-il être président des États-Unis" ? Rémi Gaggioli note que ‘’Si les Américains sont très attachés à la liberté de religion, nombre d’entre eux ont du mal à imaginer un président qui ne soit pas chrétien. Et encore, pas n’importe quel type de christianisme. Pour être élu, John Fitzgerald Kennedy avait dû montrer patte blanche face aux inquiétudes suscitées par l’arrivée d’un "papiste" dans le Bureau oval. "Je ne suis pas le candidat catholique à la présidence. Je suis le candidat du Parti démocrate à la présidence, qui s’avère également être catholique. Je ne parle pas au nom de mon Église sur les questions d’intérêt public et l’Église ne s’exprime pas en mon nom", s’était justifié JFK qui reste, encore aujourd’hui, le seul président américain non protestant’’.
Peu importe la position des uns et des autres sur la croyance du candidat Mitt Romney, aux États-Unis, la race, la religion et l’appartenance ethnique font partie du secret de l’isoloir, faisait remarquer un analyste sur les élections présidentielles américaines.
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