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Opinions

Haïti.......Non aux réactionnaires

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Alfrédo Adné Paul p.alfredoadne@gmail.com

December 27, 2012 · Lecture : 3 min

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Une tonalité s’impose pour la représentation d’un mois sans contenu sûr et toujours exposé au vertige du vide. Les jours passent si vite et toujours le taux de griefs augmente au rythme de la dite « Démocratie Virulente » et malheureusement, quelques-uns ont profité de l’urgence des heures pour parfaire leurs comptes, sous prétexte de résoudre la promiscuité, d’aboutir réellement à la vision d’éducation gratuite et de mettre enfin ce pays sur les rails du développement tant rêvér. Durant cette dernière décennie, le pouvoir en Haïti est devenu, officiellement, un terrain libre aux réactionnaires. Ils sont partout, sur toutes les pistes, ici et ailleurs, toujours un bleu et rouge comme argument dont le rôle est de susciter le patriotisme, ferme à mille endroits ceux les plus victimes.

Les réactionnaires « haïtiens », sont ceux qui jouent l’ironie dans le contexte social longtemps immobile. Ils échouent en tous points et dans tous les domaines, quand un jeune des rues appelé fréquemment en créole « kokorat » affirme que l’école gratuite ne rapporte pas plus que les 500 Gourdes (cinq cent gourdes) que le béton lui offre, quelle est votre réponse ? Quand le « Bassin Zim » et d’autres sites historiques du pays souffrent de saletés pendant que vous prônez le tourisme, c’est quoi l’objet de cette dernière ?

Quand nos frères et sœurs se font kidnapper en plein jour, quelle est votre réaction à part de relater les faits aux medias ? Quand l’université reste le pion négligé d’une société qui souhaite un changement, quelle est l’explication de ce choix ? Dommage, que de toutes les inventions de la science aucun appareil ne permet jusqu’ici de voir les pas d’avance d’un pays a part, bien sûr, les statistiques non accessibles a tous, sinon le peuple malgré sa faiblesse éducative pourrait au moins vous juger à juste titre. La faute reste cette précipitation brusque aux problèmes les plus fondamentaux comme si nous avions une pression qui nous guette et du coup, point d’équilibre et c’est le chaos.

300 × 250

De la confusion dans nos dires, pas de rapport correct, toujours les mêmes bêtises sous forme de protocole à respecter. Le « Pito nou lèd nou la » un Vieillot imprégné dans notre mental, comme si nos coutumes nous imposaient la décadence. Qu’en est-il de nos politiques du futur, ce n’est ici qu’une bonne leçon doit être apprise car,  plus ça dure, plus longtemps l’on restera l’objet de la « marginalisation caribéenne ».

Point de politique qui puisse redonner l’etancheité qu’Haïti avait autrefois, mais plutôt des talents divers de politiciens de toutes classes, dans l’image inexacte d’un groupe de combat, assujetti à des mots autour du pouvoir, en garnison permanente au seuil de notre grande République. Quand certains sortent de zéro et arrive brusquement à 10 (dix) en essayant de récapituler, de fouler, les 1 à 9 (neuf) qui leur sont inconnus, je vous assure que la récitation au peuple sera toujours décroissante et pour ceux qui comme moi analysent de près les conjonctures, la suivante est la synthèse évidente : ce n’est qu’un coup de chance pondéré par quelques kilos de dilatoire, agrémentés d’un zeste d’audace qui nous conduit là ou nous sommes. Je répète le président Martelly : « ils ont eu un rêve, nos héros de Vertières », oui le rêve que le peuple haïtien reste fort, laborieux et progressiste et non un peuple où sa mystique inversée, initierait plutôt au désordre mal défini qui git sous l’ordre simpliste, il est encore temps que la victoire soit la chanson du peuple et non une composition de mauvaise note par faute de chanteur.

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