La commémoration de la mort de Jean-Jacques Dessalines est sortie de l'ordinaire cette année.
En effet, le président de la République, M. Joseph Michel Martelly, a décidé de rompre avec la routine pour poser un acte significatif à plus d'un titre à l'égard de la mémoire du fondateur de la patrie : Il s'est rendu ce 17 octobre 2013 à la Grande-Rivière du Nord et ensuite sur l'habitation Cormier qui a vu naître le héros.
Le message est clair : il faut non seulement raviver le patriotisme et le culte des ancêtres, mais encore rappeler à la mémoire de tous l'existence de ce site historique et l'aménager comme lieu de pèlerinage civique et d'attraction touristique.
Par ailleurs, le président s'est affiché, par cette visite symbolique en ce lieu et cette date mémorables, comme leader national et non celui d'un clan ou d'un quelconque secteur de la nation.
La population de Grande-Rivière du Nord et de la région en général, saisissant les retombées positives d'une telle initiative, en sait gré au président et l'a démontré par un accueil chaleureux et enthousiaste pour marquer davantage l'évènement.
Dans cette optique, nous comprenons mal le comportement des organisations politiques (certaines sont régionales) qui ont choisi de manifester le même jour pour exprimer leur désapprobation. Ces manifestations ont eu lieu comme d'habitude à grand renfort de lancements de pierres et de bouteilles au grand mépris des vies et des biens d'autrui.
Nous sommes amenés à poser certaines questions :
Pourquoi réclamer le départ de Michel Martelly pendant qu'il est en train de valoriser la Grande-Rivière du Nord et définir une piste de développement pour cette commune ?
Ces organisations et leurs « leaders » rejettent-ils l'hommage rendu à la mémoire du fondateur de la patrie ?
Les opportunités offertes à la région les laissent-ils indifférents ?
Doit-on enseigner le « discernement » à « l'opposition » ?
Ou bien est-elle à refaire ? Car nous constatons dans beaucoup de pays que les dissensions disparaissent face à l'intérêt commun.
Face à de telles laideurs, c'est à désespérer d'une pratique politique saine en Haïti de la part de ceux qui s'autoproclament LEADERS.
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