Désolé pour ceux qui seront choqués par le titre mais de toute façon, je pense bien avoir leur pardon car cela fait trop longtemps que je n’en ai pas donné pareil. En effet, cela remonte au loin, mon dernier article consacré à ces problématiques régions de dessous la ceinture. Je pense que je dois être pleinement sous l’influence de l’euphorie grandissante du carnaval, cette période de folie qui voit l’apologie du futile, de l’inutile, du scandaleux gaspillage pour le bien de tous. J’en serais bien aise toute fois, que ce gaspillage soit confiné en cette période et ne se prolonge pas au-delà; l’inutilement beau devient trop indigeste quand il vous est imposé à longueur de journée et surtout s’il se fait avec vos deniers. Ainsi, les fameux 2% que le gouvernement prend généreusement sur mon salaire pour satisfaire les lubies d’un agent intérimaire qui voit les trottoirs en rouge me reste sur la gorge, pas vous ? Le pose d’inutiles sémaphores dans des carrefours pas trop fréquentés ou la disparition rapide de la signalisation routière horizontale me laisse comme un goût amer parce que je me dis que ce gaspillage se fait avec mon argent… Mais laissons cela, laissons nous envahir par la fièvre du carnaval d’autant que lui aussi se fera avec notre argent. Le carnaval, c’est une période ludique où baiser semble l’un des corollaires quasi inéluctables. Baiser c’est bon mais il y a des précautions à prendre, car cela peut devenir un danger. Mais « baiser » a plusieurs significations suivant le Larousse. En voici les deux premières qui vont nous intéresser spécialement dans cet article : « poser ses lèvres sur » et « avoir des relations sexuelles avec ». Voici donc les deux parties de ce sujet que je vous propose. « Poser ses lèvres sur », comment cela peut-il être dangereux ? Comment donner un baiser peut-il poser des problèmes ? Cela dépend du baiser en fait. Il y a le petit bécot sur la joue, sur le front, qui serait totalement bénin. J’ai dit « serait » parce qu’avec ce petit geste tendre, vous pouvez quand même attraper la grippe. Mais à part cela, je n’ai trouvé rien de grave. Voyons donc maintenant le fameux baiser mouillé encore appelé « french kiss ». Il y en aurait plusieurs variantes dont voici quelques unes : Le baiser inaugural : les 2 bouches se collent l’une contre l’autre sans bouger. Le baiser frémissant : la lèvre inférieure de la femme pénètre la bouche de son amant. Le baiser frotté : la jeune fille lèche la lèvre inférieure de son amant en lui tenant les mains. Elle a les yeux fermés. Le baiser appuyé : L’amant tient entre 2 doigts la lèvre inférieure de son amoureuse et embrasse fermement la lèvre pressée dans le creux créé entre ses lèvres. Le baiser enveloppé : l’un des 2 amants caresse avec sa langue les lèvres, les dents, la langue de son/sa partenaire… Tout un programme quoi, d’autant que cette liste est loin mais très loin d’être exhaustive. Au fait, il y aurait autant de baisers mouillés que de baiseurs, c’est en quelque sorte comme les empreintes digitales ! Ce baiser augmenterait l’immunité de chacun car c’est un magnifique échange de microbes. Il permet à la femme de développer des anticorps par exemple contre le cytomegalovirus, un virus qui pourrait provoquer des malformations au niveau du fœtus. Mais cet échange de microbes n’est pas obligatoirement bénéfique. Avec lui, vous pouvez attraper, outre la grippe déjà vue, la mononucléose infectieuse et l’herpès labial. Mais du calme. Pas de panique. Ces maladies vont être bénignes si vous n’êtes pas au préalable malade et n’avez pas de déficit immunitaire. Mais il y a aussi le fameux baiser noir. Au fait, je ne sais pas pourquoi on le nomme ainsi. Il s’agit de sexe oral où la bouche d’un des partenaires est en contact avec les parties sexuelles de l’autre. Les termes spécifiques sont cunnilingus quand c’est la femme qui bénéficie de cette douceur et fellation quand l’homme en est l’heureux bénéficiaire. Cette douce privauté a pour inconvénient de faire passer dans la bouche et la gorge tous les microbes des régions génitales savoureusement sucées. Les littératures parlent d’amygdalites gonococciques mais on commence à noter que les cancers de la gorge seraient en nette augmentation pour des hommes sans passé réel de tabagisme. Le coupable ? Le fameux papillomavirus. Celui-ci est responsable d’un certain type de verrues des parties génitales mais aussi du cancer du col chez la femme et peut être aussi de celui de la gorge chez les hommes grands adeptes de sexe oral. La bonne nouvelle est qu’on n’en est pas totalement sûr ! Voyons maintenant la deuxième partie, les relations sexuelles. Je ne vais pas insister là-dessus, car tous, vous connaissez le risque d’attraper les fameuses IST. Vous devez donc vous protéger. Cependant avant de finir je vais vous poser une question, vous savez bien que j’aime provoquer une réflexion, la voici donc : pourquoi faire l’amour avec quelqu’un dont on n’est pas sûr et qui peut vous infecter ?