Il était une fois, une espèce animale étrange : homo sapiens, sapiens. Cette espèce n’était pas comme les autres parce qu’elle pouvait s’accoupler en dehors de sa période de fécondité, simplement pour en ressentir un plaisir immense. Elle avait des relations sexuelles parce qu’elle le voulait et le pas fut vite franchi de ne pas désirer que ces relations aboutissent obligatoirement à une grossesse. Aussi notre chère espèce, au cours des ans, a fini par développer des méthodes pour que ne s’invite pas ce cher chérubin de façon incongru. Aujourd’hui, je vous invite à les investiguer ensemble. Pour ne pas avoir d’enfant non désiré, l’espèce humaine dispose de plusieurs façons que l’on peut diviser en deux grands groupes pour peu qu’on se décide à se dépouiller de cette hypocrisie qui nous empêche d’appeler un chat un chat. Dans le premier groupe, il s’agit d’éviter que le spermatozoïde n’arrive à l’ovule, de faire en sorte qu’il n’y ait pas de fécondation: c’est la contraception. Dans le deuxième groupe, et c’est là que l’hypocrisie est latente pour ne pas dire la plus insidieuse, la fécondation est déjà faite, l’enfant est là. Mais comme il n’est pas désiré, il faut le tuer le plus vite possible, le plus tôt possible, en mettant en branle tout un train de mesures pour que cela ne ressemble pas à ce que c’est en fait : l’assassinat prémédité d’un innocent qui ne peut se défendre et à qui « on » dénie tous les droits. Dans le premier groupe donc, dans la vraie contraception, il y a les fameuses méthodes dites « naturelles ». Ce mot, je l’ai mis entre guillemets car en fait, il ne veut rien dire. Il est utilisé par les religions qui veulent avoir une mainmise sur la vie sexuelle de leurs ouailles sans en avoir l’air. Contrôlez la sexualité et vous contrôlez l’être humain, car c’est dans cette intimité qu’il peut ressentir sa vraie liberté, et ceci n’est pas acceptable pour la plupart des religions chrétiennes qui veulent tout réguler. Ainsi, pour une raison qui se veut biblique, l’Église catholique n’autorise, comme si c’était son droit, que les méthodes qu’elle appelle naturelles. Mais elle n’a aucune base biblique vraie, car les méthodes cataloguées comme non naturelles n’existant pas au moment de la rédaction du livre saint, il ne pouvait pas l’interdire. Ce n’est donc qu’une décision d’un groupe de personnes qui peuvent être frustrées de ne point avoir une vie sexuelle au grand jour et décident donc de faire chier les autres qui n’ont pas cette restriction. Donc, les méthodes « naturelles » choisissent d’éviter d’avoir des relations sexuelles au moment où la femme ovule, ou de ne pas en avoir tout court : c’est la fameuse abstinence. Ainsi, seules les personnes mariées auraient le droit d’avoir une vie sexuelle active. Les autres sont invitées à s’abstenir avec tout une foutaise d’idées du genre de rester purs (comme si faire l’amour était salissant) ou de se préserver pour le grand jour grâce à un formidable ramassis d’inepties qui magnifie des termes vides comme virginité consacrée, chasteté, etc. Donc l’injonction faite au célibataire de garder un profil bas sur sa génitalité, il faut juguler la sexualité du couple en lui interdisant des relations sexuelles quand il en a le plus envie. Il est invité à utiliser la méthode dite de température, du décompte des jours du cycle, de la consistance de la glaire vaginale. Mais, en fait, ces méthodes ne sont pas des moyens de ne pas avoir d’enfants. Elles servent en fait à trouver, à déterminer le jour de l’ovulation pour avoir un enfant. Détournées de leur fonction initiale, utilisées comme méthodes de contraception, on comprend très bien les échecs qui s’en suivent. Maintenant, il reste les autres méthodes qui sont toutes interdites par l’Église qui les taxent de non naturelles. Je me demande pourquoi cette grande assemblée n’a pas interdit l’agriculture et l’élevage et exigé que nous ne vivions plus que de chasse et de cueillette. Il s’agit d’empêcher la fécondation, elles vont d’un côté mettre une barrière plus ou moins efficace pour s’opposer au spermatozoïde. La barrière peut être chimique comme les pommades ou crèmes spermicides, pas toujours efficaces. Elles peuvent être physiques, et voici toute la gamme des préservatifs (capotes) pour homme et pour femme. D’un autre côté, il s’agit d’empêcher à la femme d’ovuler; plus d’ovule, donc plus de fécondation possible: ce sont soit les pilules contraceptives qu’il faut prendre chaque jour ou des injections pour trois mois, un an ou encore des petites bandelettes mises sous la peau pour trois ans et plus. Les autres méthodes utilisées sont dites abortives, car il s’agit de détruire avant sa naissance un enfant en formation qui n’a pas demandé à être conçu. Comme je l’ai écrit dans un précédent article, la somme d’hypocrisie et de faux-semblants pour cacher cela est inouïe ! Ce petit être en devenir, sans aucune defense, qui ose s’inviter impoliment à la suite d’une relation sexuelle voulue ou non, est présenté comme un monstre qui pourrait hypothéquer l’avenir de sa mère. Ce potentiel matricide doit donc être éliminé sans appel dès la conception avec la fameuse pilule du lendemain qui l’empêche de s’accrocher à l’utérus ou l’en décroche rapidement. Les hypocrites nous disent que ce n’est pas encore une vie, et encore moins un être humain… Mais il se pourrait qu’on attende trop longtemps, à ce moment on fait un avortement de convenance. Comme ce dernier, dans les pays où il est illégal, provoque la mort de bien des femmes, car il est fait dans de mauvaises conditions, certains organismes internationaux préconisent l’avortement sécurisé et légalisé dans lequel le matricide peut être haché menu, empoisonné, sacrifié pour le plus grand bien de sa non-mère dont les jours ne sont plus en danger et les droits sexuels respectés. Mon avis ? Je l’ai déjà donné et je me fais le plaisir de le redonner. La maternité est le plus grand cadeau que la vie offre à une femme en en faisant une codétentrice. L’État est le propriétaire de ses citoyens et se doit de les défendre de leur conception (et non pas de leur naissance) à leur mort qui doit se faire dans la dignité. Il a donc pour devoir de permettre à toute femme enceinte de porter l’enfant et de l’accompagner dans sa décision finale si elle veut en faire son enfant ou l’abandonner. Maintenant, il ne vous reste plus qu'à choisir votre méthode. Mais de grâce, faites-le en toute franchise.