Celles et ceux qui, comme moi, cherchent des explications cohérentes à ce capharnaüm, ne sont pas au bout de leurs surprises.
Le conseil électoral :
Au moins deux (2) membres contestés par leurs secteurs et un (1) président du conseil, complice-exécutant de la tentative de farce électorale de 2011 et soupçonné aujourd’hui de servilités partisanes !!!?
À croire qu’en Haïti, seuls les audacieux sont récompensés ou serait-ce plutôt le désolant constat d’une pénurie de compétences qui nous obligerait à ne rappeler que ceux ou celles qui, dans tout autre pays, devraient être sous enquête judiciaire ; remarquez qu’aucun membre de nos multiples conseils électoraux n’ont fait l’objet d’enquête malgré la participation active de certains d’entre eux dans des opérations que la clameur publique considère comme frauduleuses !
Du calendrier proposé :
Nous nous accordons, sans réserve, sur la nécessité de réduire le coût des élections, considérant que, pour couvrir en même temps tout le pays, il est nécessaire de mobiliser un matériel et des ressources humaines importantes, alors que, des élections, même complètes (collectivités et Parlement) dans deux ou trois départements à la fois, permettraient l’utilisation de moins de matériel, de moins de personnes et nos forces de police bénéficieraient de plus d’agents pour une meilleure efficacité.
De plus, ce ne peut-être sans intérêt que la décision de procéder aux compétitions parlementaires avant celles des collectivités ait été prise, puisqu’il n’est pas difficile de comprendre que la tenue d’élections pour les postes parlementaires avant les municipales affectera négativement la participation citoyenne.
Dans une commune de plus de 60 postes à pourvoir pour la gouvernance municipale, l’inévitable diversité d’appartenance qui en résultera influencera positivement, dans le sens de la démocratie, le choix des prétendants aux fonctions parlementaires, alors que l’inverse n’aura d’effet que celui de décourager les administrés conscients de la nécessité d’un regroupement autour des élus/nommés, quels qu’ils soient, pour permettre un minimum de bénéfices pour la commune.
De la loi électorale
La loi de 2008 exigeait que l’impression des bulletins soit effectuée en Haïti, précaution pour éviter les nombreux problèmes confrontés lors des impressions de 2006 effectuées en terre étrangère (Fautes d’orthographe, emblèmes, numéros, etc.). De plus, le président Préval, conscient de la nécessité de rapatrier tout ce qu’il pouvait de cet acte de souveraineté et de ses retombées économiques incontestables au bénéfice du pays a favorisé le partage de l’impression des bulletins entre les entreprise haïtiennes ayant la capacité de le faire.
Certains avancent que l’impression à l’étranger coûterait entre 25 et 30% moins chère et, ils ont raison, sauf que tous les bénéfices restent en terre étrangère !
Convenons que, même à 40% plus cher, le nombre d’emplois confirmés, et les taxes qui seront perçus par l’État sur les salaires et bénéfices des entreprises justifieraient, pour tout citoyen honnête et conscient, que nous ne négocions que chez nous l’impression de nos bulletins de vote. D’ailleurs, si les bulletins ont des erreurs…l’imprimerie responsable pourra sur place effectuer les corrections ou, si l’erreur est volontaire, les responsables seront poursuivis par la justice ! Mais quand l’impression est faite en Argentine, Espagne, Mexique, Brésil, États-Unis, France, etc., dans quel délai pourra-t-on effectuer les corrections et, qui, comment, pourra-t-on traduire en justice pour cause de négligence, incompétence ou malversation complice ?
Il est douloureux de devoir se résoudre à constater qu’aucune position commune n’a été prise sur ce sujet, qui pourtant aurait dû interpeller tous les Haïtiens.
Les compétitions électorales auront lieu à l’envers et les bulletins imprimés en terre étrangère ? Si nous souhaitons laisser faire, si nous renonçons à notre souveraineté, ayons l’intelligence et l’honnêteté d’accepter des nominations et épargnons au pays cette inutile dépense.
Mais pour toutes celles et tous ceux qui, comme moi, se réclament d’une haïtianité dont ils souhaiteraient continuer à être fiers, il n’y a aucun autre choix que de s’opposer à l’inacceptable !
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