« Pour la zone métropolitaine, nous avons vendu, d’octobre à aujourd'hui, 112 197 paires de plaques d’immatriculation. Ce qui, en termes de pourcentage, représente 44,9%. Par rapport au stock que nous avons commandé, cela représente 24,65% », a déclaré Mirardin Morlan selon les informations fournies, la DGI a placé une commande de 455 000 paires de plaques d’immatriculation pour un parc automobile variant entre 230 000 et 250 000 véhicules. Afin, dit-il, de ne pas être en rupture de stock. « Pour les villes de province et la zone métropolitaine réunies, nous avons écoulé en total 51,2% desa plaques », a fait-il savoir. Constatant au passage que des automobilistes continuent à circuler avec l’ancienne plaque datant de 2005. Selon lui, des automobilistes circulant avec deux types de plaques dans le même pays relèvent d’un problème de sécurité. « La police doit prendre ses responsabilités », a-t-il lancé. En ce qui a trait aux motocyclettes, Mirardin Morlan a précisé que seulement 14 188 plaques d’immatriculation ont été vendues depuis le début de la campagne pour une commande de 376 470 plaques. « En termes de pourcentage, cela représente 3,76% », a fait remarquer le DG. Tout en rappelant que la DGI n’accordera pas de prorogation de délai, Mirardin Morlan en a profité pour exhorter tous les propriétaires de véhicules à souscrire à cette obligation sous peine de tomber sous le coup d’une contravention. Se procurer ces nouvelles plaques d’immatriculation, pour citer Mirardin Morlan, coûtera aux contribuables entre 1 000 et 5 000 gourdes pour les véhicules, et entre 502 et 1 000 gourdes pour les motocyclettes. Une personne physique qui souhaite retirer sa plaque, informe le DG, doit réunir les conditions suivantes : disposer d’une police d’assurance valide, de sa matricule fiscale en tant que citoyen, de la carte d’immatriculation du véhicule, de sa déclaration définitive d’impôts et enfin remettre son ancienne plaque. Pour une personne morale, une entreprise par exemple, la police d’assurance est nécessaire, la carte d’immatriculation de l’entreprise en question, le quitus fiscal ou patente à jour ainsi que la carte d’enregistrement du véhicule. Dans le cas d’un organisme public qui veut renouveler une plaque officielle, le ministère de l’Économie et des finances, ministère de tutelle de la DGI, doit au préalable donner son autorisation avant toute soumission de dossier. « La DGI est en bonne santé » « Malgré toutes les perturbations politiques, manifestations et autres, je peux vous garantir que la DGI est en bonne santé », a soutenu Mirardin Morlan non sans préciser que l’administration fiscale est vraiment sensible. Car, dit-il, à la moindre alerte, les contribuables ont tendance à ne pas venir s'acquitter de leurs obligations fiscales. . Pour l’exercice 2014-2015, la DGI a prévu de collecter 25,8 milliards de gourdes. « Pour le premier trimestre, 7,06 milliards de gourdes ont été collectées contre 6, 772 milliards prévues, soit 234 millions de plus », a révélé Morlan qui vantait la performance de l’institution. Pour le mois de février, ce dernier estime que la DGIa fait des miracles en collectant uniquement pour la zone métropolitaine 2,237,19 millions de gourdes sur 2, 334 milliards prévues au niveau national.