Le gouvernement du Japon vient de rejoindre le projet d’assistance au processus électoral mis en œuvre par le PNUD en apportant une assistance technique et matérielle à la conduite des prochaines élections. En d’autres termes, les 4,5 millions de dollars des Nippons serviront à acquérir du matériel électoral et à soutenir l'administration électorale.
« Avec cet appui financier, nous voulons renouveler notre soutien aux Haïtiens et aux Haïtiennes pour qu’ils puissent exercer leurs droits civiques librement », a déclaré l’ambassadeur du Japon, Katsuyoshi Tamura, qui reconnaît que l’organisation d’élections libres, inclusives et transparentes est une nécessité.
De son côté, Sophie de Caen, directrice principale du PNUD en Haïti, a félicité l’engagement du gouvernement du Japon en faveur de la gouvernance démocratique. « Cet apport financier va permettre au gouvernement haïtien et au CEP, que le PNUD appuie techniquement dans le processus électoral, de s’outiller efficacement pour les prochaines élections », a déclaré la responsable du PNUD qui, depuis 2005, en concertation avec le CEP, se consacre à la formation professionnelle de l’administration électorale et fournit une assistance technique, stratégique et opérationnelle à l’organisation des élections.
Le Japon vient rejoindre l’Union européenne, les États-Unis, le Canada et le Brésil comme principal contributeur du fonds de soutien au processus électoral mis en place par Haïti et géré par le PNUD.
Dans l’intervalle, le Japon a accoré du financement à un projet pour une durée de trente mois qui se propose de renforcer la résilience des populations les plus vulnérables face aux désastres. Ce projet, qui sera mis en œuvre à travers une approche participative, compte toucher environ 100 000 personnes et prévoit, entre autres, la réalisation de séances de formation pour les professionnels de la construction sur les techniques parasismiques, ainsi que le renforcement des capacités des radios communautaires.
« Avec ce financement, le Japon renouvelle son amitié envers Haïti […] Le Japon doit aussi faire face aux aléas naturels et il est de notre devoir de nous montrer solidaire avec les autres nations du monde face aux risques et désastres», a déclaré Katsuyoshi Tamura, ambassadeur du Japon en Haïti.
Ariel Henry, le ministre haïtien de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, a salué ce financement du Japon qui va renforcer la résilience de la population. « Les risques de catastrophes sont imminents dans le grand Nord et cette initiative permettra de minimiser les impacts et de préparer la population en conséquence », a-t-il fait remarquer.
Le PNUD, partenaire privilégié du gouvernement haïtien dans le domaine de la gestion des risques et désastres, collaborera non seulement avec les niveaux décentralisés du système national de gestion des risques et des désastres, mais aussi avec OXFAM G.B. qui est un acteur majeur dans le Nord et le Nord-Est.
« Nous ne pouvons pas éviter les catastrophes naturelles, mais nous pouvons en atténuer les dommages, sauver plus de vies et épargner plus de biens en impliquant plus la population», a souligné Sophie de Caen lors de la cérémonie de signature du protocole.
Avec ce financement, le Japon invite tout un chacun à méditer sur le fait que chaque dollar investi dans la préparation aux désastres permet d’économiser sept dollars dans la réponse qui en sera donnée.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.