« Attirer les investissements pour que l’agriculture joue son rôle de levier pour le développement socioéconomique ; améliorer la capacité du MARNDR à répondre aux besoins, attentes et aspirations des petits, moyens et grands entrepreneurs agricoles et agro-industriels ; propulser l’engagement du MARNDR dans le secteur avec une culture de communication, d’information, et de coopération avec le secteur privé », telles sont les missions qui ont été confiées à cette structure nouvellement portée sur les fonts baptismaux.
Trois ateliers et sept réunions de travail ont été nécessaires pour monter cette entité. Il a fallu, dans un premier temps, identifier son mandat, définir ses axes stratégiques et, dans un second temps, procéder à la rédaction du plan stratégique et à son appropriation par les cadres du ministère. D’après un document émanant du cabinet du ministre Fresner Dorcin, intitulé « Plan stratégique de l’UPISA 2015-2018 », et dont une copie nous est parvenue, une enveloppe d’un peu plus de 75 millions de dollars est recherchée pour mettre en œuvre ce plan circonscrit autour de trois axes d’intervention.
Suivant le budget prévisionnel qui sera alloué à l’UPISA, 8.4 millions de dollars iront à l’axe d’intervention qui vise à renforcer les capacités du ministère pour la production et l’analyse des données fiables et actualisées sur les potentialités agricoles régionales ; 53.7 millions de dollars serviront à accompagner techniquement les investisseurs privés dans les filières agricoles et enfin les 13.3 millions restants aideront à promouvoir le secteur agricole et à favoriser les investissements dans les filières de production locale.
Pour l’heure, la Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement (BID), l’Agence américaine d’aide au développement (USAID), l’Agence française de développement (AFD), le Trésor public, sont, entre autres, les principaux partenaires financiers ciblés par le MARNDR qui espère ainsi leur faire mettre la main à la poche pour financer le budget de l’UPISA.
Parmi les huit projets inclus dans la feuille de route qui a été remise à l’UPISA, qui dispose d’un mandat de trois ans, on retrouve notamment la structuration de l’UPISA, la mise en place de services d’accompagnement des investissements, l’amélioration du cadre financier et juridico-légal des entreprises agricoles, la cartographie des risques impactant le secteur agricole ainsi que la promotion d’une agriculture durable et innovante.
Les cadres du ministère, qui ont travaillé à la création de l’UPISA, disent espérer que ce nouvel instrument aidera le MARNDR à concrétiser son rêve d’accélérer les investissements dans l’agriculture commerciale, rentable et durable afin de promouvoir la sécurité alimentaire, l’emploi et les revenus dans le monde rural.
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