Sur une année, l’économie haïtienne se hisse à la 134e place sur 140 contrairement à l’année dernière où elle occupait la 137e place sur 144 avec une moyenne générale de 3.14. Pour cette onzième édition de ce palmarès de Forum économique mondial (WEF, selon l'acronyme anglais), l'organisateur du forum de Davos, la compétitivité de chacun des 140 pays est classée à partir de l'évaluation d'une centaine de critères répartis en «douze piliers»: institutions, infrastructures, indicateurs macroéconomiques, santé, éducation et formation, efficacité du marché du travail, développement technologique ou encore innovation. «Les pays doivent mettre plus que jamais l'accent sur les facteurs majeurs de productivité, tels que les talents et l'innovation», conclut Klaus Schwab, le président et fondateur du WEF. Dans le détail, le classement d’Haïti varie légèrement selon les indicateurs mesurés. Haïti occupe la 138e place en termes de qualité de ses institutions et la 137e place pour ses infrastructures. En matière de santé et d’éducation primaire, le pays fait à peine mieux avec une 125e place alors que pour l’éducation secondaire il occupe la 107e place. Haïti arrive à la 76e place, son meilleur classement dans ce rapport, pour l’efficacité de son marché du travail. Au niveau régional, ce nouveau classement nous informe que la fin du fécond cycle des matières premières a fortement affecté l'Amérique latine et les Caraïbes, et a déjà des répercussions sur la croissance des économies dans la région. « Pour une plus grande résilience face aux chocs économiques futurs, il faudra poursuivre les réformes et les investissements dans les infrastructures, les compétences et l'innovation », poursuit le rapport. Le Chili, au 35e rang, continue de mener les classements régionaux et est suivi par le Panama (50e) et le Costa Rica (52e). Deux grandes économies de la région, la Colombie et le Mexique, arrivent respectivement à la 61e et la 57e place. Notre voisine, la République dominicaine, est 98e dans ce classement avec une moyenne générale de 3.9 sur 7. Pour le reste du monde, la Chine reste stable, à la 28e place mondiale. Parmi les émergents, le Brésil, embourbé dans ses scandales de corruption bien avant l'été, chute de la 57e à la 75e place. La Russie, tout en étant replongée en récession, a amélioré sa position, de la 53e à la 45e place, grâce à une réévaluation par le FMI de son PIB en parité de pouvoir d'achat, mais aussi en améliorant le climat des affaires par quelques nouvelles mesures.