Ce vendredi 6 novembre, vingt-quatre heures après la proclamation des résultats partiels du scrutin présidentiel par le CEP, le groupe des 8 candidats devenu 7, royalement ignoré, a réitéré son appel à la création d’une « commission d’enquête indépendante chargée d’épurer le vote des nombreux cas de fraude et de bourrage d’urnes dénoncés ».
Le G7 n’a pas réitéré son appel sans dézinguer le Conseil électoral. Les référents revoient à des périodes sombres et douloureuses de l’histoire d’Haïti. « La publication de ces résultats fait penser à la période des élections officielles des régimes dictatoriaux organisés sous la houlette du ministère de l’Intérieur et constitue une menace pour la stabilité du pays », ont écrit les sept candidats à la présidence, vendredi 6 novembre, vingt-quatre heures après la publication des résultats partiels du scrutin présidentiel envoyant Jovenel Moïse (PHTK) et Jude Célestin (Lapeh) au second tour.
Pour les signataires, à savoir Jude Célestin lui-même, Moïse Jean-Charles, Eric Jean Baptiste, Me Jean Henry Céant, Steven Benoît, Samuel Madistin, Sauveur Pierre Etienne, « il s’agit là d’un dangereux retour au passé, d’une gigantesque marche arrière susceptible de saper les fondements de l’Etat et de plonger le pays dans l’anarchie et le chaos ».
« Les résultats tels que publiés sont donc inacceptables », ont renchéri les signataires du communiqué, qui ont une nouvelle fois invité « le CEP à mettre en place la commission d’enquête indépendante sollicitée dans le communiqué du 3 novembre pour crédibiliser le processus avant qu’il ne soit trop tard ».
Le groupe des 7 candidats a fait part de leur « volonté de tout entreprendre, dans le cadre des droits consacrés par la Constitution, pour faire respecter la volonté populaire ». Les résultats tels que publiés sont de nature à consacrer le principe antidémocratique selon lequel « ceux qui votent ne décident de rien », ont-ils insisté.
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