Marie Lucie Bonhomme Opont appelle le CEP Opont, l'exécutif et la communauté internationale à éviter le mur des élections du 24 janvier | Le Nouvelliste
Marie Lucie Bonhomme Opont, journaliste vedette à Radio Vision 2000 et à Télé Plurielle, épouse de Pierre-Louis Opont, président du CEP, après 3 mois et demi d’arrêt de ses activités pour des raisons éthiques et déontologiques, a repris le collier. Incapable de se « cantonner strictement dans un rôle d’observateur », Marie Lucie Bonhomme Opont, pugnace, connue pour ses interviews pitbull, a annoncé dans une note lue ce lundi sur Vison 2000 joindre sa « voix à celles qui tirent la sonnette d’alarme face à la tournure inquiétante que prennent les événements ».
« Comme pour beaucoup d’Haïtiens et d’Haïtiennes, je suis extrêmement préoccupée par la décision du Conseil électoral provisoire et de l’exécutif de fixer le second tour de la présidentielle le 24 janvier alors que vraisemblablement l’un des deux candidats ne répondra pas à l’appel. Le résultat d’un scrutin organisé dans ces conditions ne peut que contribuer à empirer la crise avec des conséquences désastreuses sur la vie de la population et particulièrement les plus vulnérables, donc la majorité », a écrit Marie Lucie Bonhomme Opont qui a souligné qu’elle est une journaliste «d’engagement » et une « citoyenne concernée ».
Les indicateurs socio-économiques désastreux de l’année 2015 sont mis en avant par la journaliste pour illustrer la situation du peuple avant de mettre au pilori, outre le CEP présidé par son mari, l’ensemble de la communauté internationale qui pousse à l’organisation des joutes le 24 janvier dans le but de permettre l’installation du nouveau président de la République le 7 février 2016. La communauté internationale pousse de toute sa force la machine contre le mur, a affirmé Marie Lucie Bonhomme Opont. « C’est à se demander quelles sont les motivations de la communauté internationale », s’est-elle interrogée.
Pour Marie Lucie Bonhomme Opont, parce que « c’est la population qui va trinquer », « il est encore temps pour les Haïtiens de se ressaisir pour trouver la solution idoine afin d’éviter le chaos ». « Mais attention, cette solution ne passera pas par la rue, les insultes, les accusations, les mensonges. Laissons la place à des voix crédibles. Des voix qui font donc autorité et qui voudraient bien faire le sacrifice de mettre la main à la mélasse », a appelé Marie Lucie Bonhomme Opont.
Elle croit que ces « voix » doivent avoir comme première mission de « convaincre le CEP de stopper la machine électorale et de décider de la suite via un dialogue avec les protagonistes qui, on espère, accepteront de mettre leur ego de côté ». Le pays se trouve à un carrefour où les acteurs doivent agir en gens responsables en priorisant le bien commun pour empêcher la catastrophe, a expliqué Marie Lucie Bonhomme Opont qui estime qu’avec de la bonne volonté tout ceci est possible.
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