Tout comme certains ont un sein plus gros ou encore une fesse plus rebondie, moi, j’ai un côté de ma tête qui ne boucle pas. Serait-ce ce même côté qui ne poussait jamais assez vite pour rester au même niveau que l’autre malgré mes multiples efforts d’égaliser mes cheveux ? J’aurais voulu en être sûre pour pouvoir ainsi le qualifier carrément de « move bò ». Pour l’instant, je le désigne simplement comme le côté rebelle. Vous ne pourrez imaginer le nombre de fois que j’ai dû changer de coiffure, épuisée, catastrophée, furieuse… parce ce que le côté droit de ma tête refuse de coopérer. Mes cheveux ont atteint ce niveau où justement ils pourraient être jolis, très jolis, si j’en crois les mille et une vidéos visionnées sur Internet. Alors si seulement j’arrivais à obtenir les résultats escomptés de l’intégralité de mes cheveux... Je me retrouve contrainte d’utiliser un serre-tête au quotidien, parce que toutes mes tentatives de changement se heurtent à la mauvaise foi du côté droit de ma tête. Je pourrais tenter l’effet décoiffé et laisser libre cours à mes cheveux. Mais personne (moi encore moins…) n’a envie de voir quelle direction que ce « bord » indomptable déciderait de prendre. J’ai voulu attacher mes cheveux avec des bobby pin, puis de les coiffer en brosse, sans succès. Avec force crème coiffante, je passe un temps fou à me frotter les cheveux dans le même sens pour les faire boucler : échec total. Et voilà, comme on le dit souvent, pèsekisyon vin tout jan ! Ce problème, dont je n’avais jamais soupçonné l’existence au cours de mes « perm days », fait désormais partie de mon quotidien ! Comme chaque fois que je rencontre un obstacle dans le processus ou que les choses ne vont pas dans la direction de mes prévisions, je n’arrive pas entièrement à éloigner l’impression que j’ai dû pécher quelque part. Peut-être aurais-je dû utiliser ce produit plutôt que tel autre… peut-être… Et bien sûr, la solution la plus évidente serait de tout couper et de repartir à zéro. Mais ce fameux côté récalcitrant en deviendrait-il plus malléable ? Un pari risqué ! De plus, après des mois d’efforts continus, ce serait plutôt insensé, non ? Je préfère donc continuer à avancer à tâtons. D’ici quelques semaines, mes cheveux devraient être plus longs et j’aurais dès lors un plus large choix de coiffures. Et qui sait, peut-être finirais-je par avoir raison de ce fameux « move bò » ?