« Je veux que cela soit clair pour l’opinion publique nationale et internationale. Agritrans n’avait pas de contrat avec la BID ni avec les TPTC pour la construction de route», a martelé Jovenel Moïse, ex-président d'Agritrans mais en fonction lorsque la compagnie avait fourni d’autres services au TPTC dans le cadre de la construction de 2.8 kilomètres de route entre le village de Caracol et l’entrée du parc industriel, dans le cadre d’un financement de la BID. « Pour l’histoire de la route de Caracol, le SEEUR du MTPTC nous avait contacté pour le transport et l'achat d’agrégat auprès d’un fournisseur, Vorbes et Fils à Limonade. Il y avait aussi le transport de remblais sur un site que l’Etat haïtien a dans la zone de l’université Limonade. C’est de cela qu'il s’agit. Nous avons acheté les agrégats, fait le transport et la livraison », a expliqué le candidat à la présidence du PHTK, qui joue la carte de la transparence. « Nous avons respecté nos engagements. Nous avons fait tous les transports. D’ailleurs, nous avons toutes les factures d’achats, celles de nos livraisons », a poursuivi Jovenel Moïse, estimant que l’association d'Agritrans à cette affaire a des visées politiques. Sinon, pourquoi associer Agritrans qui n’a fait que du transport?, s’est demandé Jovenel Moïse. « Nous ne voulons pas que l’on détruise la réputation des rares gens qui restent travailler dans ce pays. Nous avons fait des choses dans le pays pour mériter notre respect », a indiqué Jovenel Moïse, qui a fourni au journal des détails de plusieurs interventions non rémunérées d'Agritrans à des communautés dans le Nord du pays. La compagnie a construit 11 kilomètres en terre battue pour les populations du Nord. « En novembre 2014, quand la ville du Cap-Haïtien était inondée, Agritrans a passé 20 jours à lever des alluvions dans la ville. La mairie du Cap avait seulement fourni le carburant. Nous n’avons pas réclamé d’argent. Nous n’avions pas de contrat », a expliqué Jovenel Moïse. Au Limbé, après des averses importantes, quand il a fallu enterrer une baleine qui avait échoué sur les rives de Limonade, Agritrans, la compagnie qui dispose de plus d’équipements lourds dans le Nord-Est, ne s’est jamais fait prier pour fournir ses services à l’Etat, aux communautés, s’est enorgueilli Jovenel Moïse. Sur la demande de remboursement de la BID à l’Etat haïtien, Jovenel Moïse ne se prononce pas. « C’est l’Etat haïtien et la BID qui doivent regarder, superviser et déterminer si les travaux dont le coût de 500 000 dollars US pour 2.8 km de route ont été suffisants ou non. C’est à eux de voir. J’ai fait un transport », a dit Jovenel Moïse, qui a démissionné d'Agritrans depuis un an pour se lancer dans la politique.