Accueillies dans une ambiance de travail
« Les joueuses nous ont bien accueillies. On dirait qu’elles avaient comme mot d’ordre de nous accueillir et faciliter notre intégration. La communication a été très bonne et de par l’accueil personne n’aurait pu différencier les nouvelles arrivées des anciennes », explique Batcheba, auteur de deux buts en faveur du FC Metz contre le Luxembourg.
« C’est l’accueil qu’on nous a réservé qui m’a le plus épatée. À aucun moment on ne nous a traitées en étrangères mais en joueuses de l’équipe. Par exemple, quand il a eu le penalty en faveur de l’équipe contre le Luxembourg, j’ai demandé à le tirer alors qu’on avait désigné quelqu’un d’autre pour le faire. Elles m’ont accordé le droit de le tirer et je l’ai transformé. C’est dire comment elles ont facilité notre intégration et dans un tel environnement on a envie de travailler », renchérit la reine du milieu de terrain, Kensia Destinvil. Comme pour rappeler l'importance d'une bonne ambiance en club comme en sélection.
Soveline Beaubrun :« Nous devons être plus rapides et jouer plus vite »
Et dans une telle ambiance elles ont pu constater ce qui fait la différence entre leur niveau et le niveau professionnel. Bien qu’elle ait reçu les félicitations du staff technique du FC Metz pour son bagage technique tout comme ses compagnes, Soveline n’a pas manqué d’analyser ses points faibles, ceux sur lesquels elle doit travailler : « Ce qui m’a épatée, c’est la rapidité des joueuses. Quand on constate la vitesse de réaction des joueuses qui viennent pourtant de la seconde division française, ben on peut dire qu’à notre niveau, en D1, nous ne jouons pas encore au football sur ce plan. Nous devons être plus rapides et jouer beaucoup plus vite.»
Batcheba renchérit : « Ce qu’on nous a reproché c’est surtout notre lenteur et il nous faut travailler plus vite, bouger plus rapidement, et réagir plus beaucoup plus vite.
Un fait est certain, en attendant le rapport de stage les filles ont pu faire de visu la route à parcourir pour atteindre le niveau souhaité. « Sur le plan tactique je me suis bien retrouvée avec la gardienne, on a beaucoup communiqué et je n’ai pas constaté de différence sur nos connaissances tactiques avec les autres », explique Soveline.
« Le football est un langage universel donc peu importe le pays où je devrais effectuer ce stage, le dénominateur commun resterait le football », continue Kensia Destinvil.
Un code qui laisse pour elles l’espoir de pouvoir se faire comprendre sur les terrains de France et, qui sait? de l’Europe aux dires de Soveline Beaubrun : « Avant notre départ, l’entraîneur a eu une réunion avec son staff et les dirigeants. Il nous a dit qu’il va écrire une lettre à notre fédération et qu’il nous attend, sauf si nous ne manifestons pas le désir de retourner », avant de conclure : « Pour moi, je crois que je c’est le moment de travailler plus dur pour pouvoir répondre physiquement et tactiquement aux exigences de cette éventuelle aventure.»
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