Le présent étant le pont qui s’installe entre le passé et l’avenir, toutes les actions se rapportant à l’amélioration des conditions des dirigés et des dirigeants doivent être placées sur le compte de la rigueur administrative et de la permanence. Notamment au niveau de l’institution sportive qui, sans discrimination, ouvre ses portes à toutes les colonnes de la société. Parce que le sport est transversal. Les journalistes sportifs ont, en ce sens, du pain sur la planche chaque jour. Ils sont toujours sur la balle même lorsque d’autres secteurs sont en congé. En réalité, les plumes et les micros sportifs, témoins des hauts et des bas de nos diverses associations, sont toujours à l’écoute des uns et des autres pour se faire écouter, pour informer, pour accompagner les athlètes et les responsables, pour mettre aussi l’accent sur l’importance de l’éducation continue à tous les niveaux. Hier, aujourd’hui et demain. Depuis quelque temps, ils sont rares chez nous les présents ensoleillés et porteurs d’espoir. Des talents se manifestent de temps en temps, mais ils se retrouvent à l’arrivée devant un orchestre qui exécute une symphonie inachevée. Les causes de cette dégradation sont multiples, au passé récent et au présent. Il faut de ce fait repenser certaines règles de notre grammaire sportive pour préparer notre futur intérieur, base de notre futur extérieur. L’histoire sportive haïtienne est très riche. De l’extraordinaire saut de Sylvio Cator à Colombes (Paris) en 1928 au titre de champion de la sélection nationale de football lors de la Coupe de la Caraïbe en 2007 à Trinidad, sous la direction d’Armelio Garcia. Les athlètes André Théard, Sylvio Cator et Dieudonné Lamothe ont écrit de mémorables pages pour le pays, sur la même ligne que nos héros footballeurs qui firent flotter notre bicolore en 1974 à Munich. Les talents bleu et rouge d’aujourd’hui et de demain peuvent suivre ce courant s’ils sont méthodiquement supportés par les responsables concernés. Récemment à Rio, aux Jeux olympiques, les Jamaïcains et les Cubains notamment ont une nouvelle fois prouvé qu’il n’existe pas de monopole en matière de performance. Mais on ne peut atteindre le podium par un coup de dés. L’essentiel, c’est de travailler en tenant compte de la réalité en vue d’éponger les faiblesses allergiques à l’émancipation et au développement.