L’édition 2016-2017 de l’Indice mondial sur la compétitivité évalue le paysage de la compétitivité dans 138 pays, offrant un aperçu des facteurs des facteurs de leur productivité et de leur prospérité. La Suisse, le Singapour et les États-Unis restent les trois économies les plus compétitives du monde. L’année dernière, à pareille époque, Haïti occupait la 134e place sur 140 économies analysées, avec une moyenne générale de 3,18. Sur les 114 indicateurs pris en compte dans l’Indice 2015-2016, presque tous étaient au rouge. Au niveau de la région, le pays le plus compétitif en Amérique centrale est le Panama, situé 42e au niveau mondial et 2e en Amérique latine, dépassé seulement par le Chili, qui est de 33e mondial. Costa Rica est 2e en Amérique centrale, quatrième en Amérique latine et 54e mondial. Le Guatemala apparait 78e dans ce classement, le Honduras (88e), République dominicaine (92e), Nicaragua (100e) et El Salvador (105e). Le Forum estime que l'Amérique centrale devrait redoubler d'efforts pour réduire la bureaucratie excessive, la corruption et l'insécurité, les facteurs qui entravent le développement. Le rapport 2016-2017 se penche notamment sur le déclin progressif du degré d’ouverture des économies au cours des 10 dernières années et sur le risque que cette évolution constitue pour la croissance et l’innovation mondiales. L'édition de cette année souligne que les mesures de relance monétaires telles que l'assouplissement quantitatif ne sont pas suffisantes pour soutenir la croissance et doivent être accompagnées des réformes de compétitivité. Le classement du rapport de compétitivité mondiale est basé sur l’Indice global de compétitivité mondiale (IGC) lancé en 2005 par le Forum économique mondial. La compétitivité est l’ensemble des facteurs qui déterminent le niveau de productivité d’un pays. Le classement de l’IGC résulte de l’agrégation d’une centaine d’indicateurs regroupés en 12 catégories – les piliers de la compétitivité : les institutions, les infrastructures, l’environnement macroéconomique, la santé et l’éducation primaire, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, l’efficacité du marché des biens, l’efficacité du marché du travail, le développement du marché financier, la maturité technologique, la taille du marché, la sophistication des entreprises et l’innovation.