« En dépit d’un contexte macroéconomique morose, la BNC a réalisé une bonne performance en 2015. Elle a ainsi poursuivi son processus de consolidation financière et de développement institutionnel tout en maintenant son troisième rang dans le secteur », informe le conseil d’administration qui se frotte les mains pour son bilan de 2015.
En effet, en 2015, la situation macroéconomique d’Haïti a été influencée par les effets combinés de la baisse de la production agricole et de la diminution des investissements du secteur public. Elle est caractérisée, entre autres, par le ralentissement de la croissance économique (1,2% en 2015) ; la dégradation de la situation des finances publiques (augmentation du déficit budgétaire de 23,5 milliards de gourdes en 2014 à 24,7 milliards de gourdes en 2015) ; l’accentuation de la dépréciation de la gourde (le taux de change de la gourde par rapport au dollar américain, à la fin de l’exercice 2014-2015, était estimé à 51,81 gourdes comparé à 45,49 gourdes en 2013-2014) et l’intensification de la pression inflationniste avec un taux d’inflation à deux chiffres (11,28% en glissement annuel au mois de septembre 2015).
Parmi les principales caractéristiques de la performance financière de la BNC, en 2015, il y a lieu de retenir le résultat d’exploitation passant de 406 millions de gourdes en 2014 à 484,8 millions en 2015 ; l’adéquation du capital réglementaire (fonds propres/actifs à risques) allant de 20,78% en 2014 à 25,69% en 2015 alors que le minimum requis par la Banque de la République d’Haïti (BRH) est de 12% ; le rendement des fonds propres croissant de 14,34% en 2014 à 15,4% en 2015 ; et enfin, le ratio de qualité des prêts s’établissant à 3,77% contre 4,52% en 2014.
Au 30 septembre 2015, la taille de la BNC est de 47,3 milliards de gourdes. « Elle est classée en troisième position dans le secteur bancaire haïtien qui comprend 9 banques. Elle finance ses activités grâce aux ressources de la clientèle à hauteur de 93% et par ses fonds propres », peut-on lire dans le rapport annuel de la BNC, qui a pris naissance à partir de la loi du 17 août 1979, et qui est la doyenne des banques commerciales haïtiennes.
Par ailleurs, la BNC est l’une des banques les moins « dollarisées » du secteur, avec des comptes en dollars en deçà de 50% des comptes totaux. Les prêts commerciaux représentent 51,61% du portefeuille de prêts de la BNC au 30 septembre 2015 tandis que les prêts à la consommation, pour la même période, comptent pour plus de 30,60% des prêts de l’institution. Et enfin, les prêts immobiliers occupent 17,78% du portefeuille de prêts de la BNC au 30 septembre 2015.
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